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 [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]

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JOURNAL DE VOYAGE

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MessageSujet: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Jeu 14 Nov - 20:04

La musique diffuse jouée par les musiciens était en grande partie couverte par les conversations et les rires des convives. Les lumières des flammes des lustres ondulaient sur les murs, tentant de révéler les expressions des visages trop poudrés. La fête donnée par la comtesse de Navarais avait attiré une multitude de nobles, qui resplendissaient dans leurs atours touts plus superbes les uns que les autres. Les couleurs et les dentelles se chamaillaient pour attirer l'attention tandis que les perles et les broderies en fil d'or et d'argent accrochaient l'œil en renvoyant des éclats de lumière. Les paroles s'échangeaient avec une courtoisie et un respect des bonnes manières teintés d'un soupçon de douce liqueur qui déliait les langues. La salle comble était chauffée par les corps qui s'effleuraient dans une promiscuité troublante, bien loin des distances respectueuses affichées le reste du temps. Plusieurs fois, Landril avait senti des mains effleurer sa taille ou ses bras, et plusieurs jeunes gens de nobles maisons lui avaient proposé une danse, mais elle s'était contentée de décliner avec réserve et une légère révérence. Même si cela faisait des années qu'elle n'avait participé à une réception, la jeune femme réussissait à tenir son rôle. Ses pieds pris dans des escarpins qui la rehaussait de quelques centimètres, sa robe d'un gris-argenté chatoyant s'évasant avec soin autour de ses hanches et sa taille enserrée dans un corset finement brodé, elle resplendissait telle une goutte d'eau pure au milieu du parterre de fleurs des convives. Si elle avait choisit une couleur terne pour ne pas attirer l'attention, elle avait été peu satisfaite de l'effet du tissu, puis surprise et inquiète de voir que tant d'hommes se retournaient sur son passage. Elle avait donc distribué quelques sourires ici et là, puis s'était réfugiée au fond de la salle, près d'une petite porte de service par où les serviteurs passaient pour amener plats et boissons. Car Landril n'était pas venue dans la demeure de la comtesse de Navarais pour profiter de la folie qui semblait s'être emparée des nobles, mais pour s'emparer elle-même de quelque chose. D'une série de lettres, plus précisément, que s'échangeaient en secret la comtesse et le baron Venois. La correspondance, si elle ne s'était pas trompée en surprenant une conversation entre les deux nobles, devait contenir les déclarations d'amour enflammées du baron pour la dame déjà mariée. Et sire Valdan avait demandé à sa fille de récupérer les-dites lettres.

Se concentrant sur sa tache, Landril commença par parcourir la vaste salle des yeux. Elle vérifia que la comtesse de Navarais se trouvait bien dans la salle, en grande conversation avec la duchesse Macanor et trois autres femmes sur lesquelles elle ne parvint pas à mettre de noms. Terminant son inspection, elle accrocha un instant le regard d'un homme blond qui la fixait avec attention. Elle esquissa un léger sourire de circonstance puis baissa les yeux, comme prise en faute, avant de faire un pas de côté pour s'abriter derrière un groupe de convives qui parlaient bruyamment. La fête battait son plein et il était sans doute temps pour elle de s'éclipser quelques instants. De plus, les parfums capiteux la prenaient à la gorge et elle peinait à respirer dans l'atmosphère lourde et son corset que Maître Brin avait bien trop serré. Elle n'eut donc pas à beaucoup exagérer pour simuler un léger malaise et quitter d'un pas légèrement vacillant la salle de bal.

La fraîcheur du couloir lui procura un grand soulagement et la jeune femme prit le temps de respirer quelques instants tout en vérifiant que personne n'avait fait attention à sa soudaine disparition. Rassurée de se voir seule, elle traversa le couloir et se dirigea vers les étages en longeant le mur. Elle se glissa dans un silence relatif dans les escaliers de service, atténuant autant que possible les claquements de ses escarpins, et gravit lentement les marches, manquant marcher sur sa longue robe. Retenant un soupir, elle souleva les lourds pans de tissus qui l'encombraient et se hissa vers le sommet. Heureusement pour elle, tous les serviteurs étaient en ce moment occupés aux cuisines et elle ne croisa personne. Quand elle atteignit le quatrième étage, Landril s'arrêta quelques instants derrière la porte, glissant un regard discret vers le couloir plus large utilisé par les nobles de la maisonnée. Lui aussi était désert et elle sortit donc de l'étroit passage pour rejoindre la vive lueur. Ses escarpins s'enfonçaient dans le tapis recouvrant le sol et elle fut au moins soulagée de retrouver son habituelle discrétion. Elle trouva rapidement la porte de la suite de la comtesse de Navarais et esquissa un très léger sourire. Comme prévu, tous les gardes avaient été affectés à la surveillance des entrées de la demeure, et personne n'avait songé à surveiller l'intérieur. Il fallait dire que les invités avaient été choisit avec soin, et Landril ne devait sa présence en ses murs qu'au fait de s'être fait passer pour l'une des suivantes de la duchesse Marvis. Ses talents de comédienne avaient vraiment dus se développer pour que même celle-ci n'y ait vu que du feu. Enfin, à présent entre les murs du manoir, il ne restait plus à la vethael qu'à récupérer la correspondance et à attendre la fin de la fête pour repartir comme elle était venue. Posant la main sur la poignée de la suite, la jeune femme la tourna et sentit la serrure lui résister. Vérifiant que personne n'arrivait, elle sortit d'une poche cousue sous ses jupes un trousseau d'outils à crocheter. Elle glissa l'une des tiges de métal dans la serrure, et en quelques instants, la résistance céda et la porte s'ouvrit. Landril pénétra dans la pièce et referma le battant derrière elle. Elle parcourut ensuite rapidement la chambre et le salon du regard et se mit à chercher où pouvait être conservés les documents. Elle vida tous les tiroirs du bureau avant de remettre soigneusement chaque objets à sa place, ouvrit chaque boîte à bijoux, regarda au fond et sous chaque meuble avant d'enfin trouver une petite boîte de bois délicatement posée dans une petit alcôve cachée par une peinture de maître. La jeune femme l'ouvrit et avisa aussitôt les missives nouées par un ruban émeraude. Les sceaux avaient déjà été brisés, aussi n'eut-elle aucune gêne à jeter un coup d'œil sur la première lettre afin de vérifier le nom de leur auteur. Reconnaissant la signature du baron Venois, elle replia la lettre et pris les autres avant de les glisser dans sa jupe. Elle referma ensuite le coffret et le remis à sa place, puis se dirigea vers le couloir. Celui-ci était heureusement encore vide et elle ressortit rapidement de la suite, verrouillant de nouveau la serrure avant de ranger ses outils et de se rediriger vers les escaliers de service. Elle redescendit les marches en pestant intérieurement contre ses robes puis se glissa discrètement dans la salle de bal. Son absence avait duré une petite heure tout au plus, et elle se détendit en voyant la fin de sa mission approcher.

Le vicomte de Narem avait tellement insisté, au point d'en devenir presque grossier dans ses propositions, que pour s'en débarrasser, Landril avait accepté de lui accorder cette danse qu'il réclamait tant. Elle réussit à maintenir une sourire poli alors que l'homme attrapait l'une de ses mains et la plaçait dans le creux de son coude. Les musiciens avaient entamé une un morceau à trois temps et la jeune femme reconnu une saltarelle. Il s'agissait d'une danse au style vif et enjoué, dont une partie des pas correspondait à une saltation sur de petites phrases musicales de quatre mesures. La vethael avança sur la piste avec appréhension, mais étonnement, les quelques cours de danse qu'elle avait pris étant petite lui revinrent suffisamment en mémoire pour qu'elle ne se ridiculise pas trop. Et de toute façon, la foule des danseurs était si compacte qu'il aurait été difficile pour qui que se soit de voir qu'elle manquait certains pas. Seul son cavalier aurait pu s'en rendre compte, mais il gardait les yeux fixés sur son visage, du moins elle l'espérait qu'il s'agisse bien de son visage, et ne faisait pas attention à ses erreurs. La danse demandait une certaine quantité d'énergie, et Landril sautillait de son mieux en essayant de ne pas perdre le rythme. Elle fut tout de même incroyablement soulagée quand la musique s'arrêta et elle salua le vicomte de Narem avant de vite s'écarter de la piste. Avec la danse, elle avait presque traversé la salle, et elle se retrouvait à présent côté jardin. Pour échapper à de nouvelles danses, elle sortit sur le balcon où se tenait un couple enlacé et inspira une grande bouffée d'air. Elle grimaça en sentant son corset trop serré et résista à l'envie de le retirer. Plus que quelques heures, et ce mauvais moment ne serait plus qu'un souvenir.
- Vous sentez-vous bien, damoiselle ?
Landril se retourna vivement et fit face à celui qui venait de l'aborder. Il s'agissait de l'homme blond qui l'observait tout à l'heure, et elle esquissa un petit sourire. Avait-il remarqué son absence ?
- La chaleur m'indispose, mais l'air frais me ravive l'esprit, sire., répondit-elle.
Il sourit légèrement puis retint un petit rire.
- Ne me dis pas que tu ne m'as pas reconnu !, s'exclama-t-il avec bonne humeur.
Elle fronça légèrement les sourcils. Depuis sa formation auprès de Maître Brin, Landril faisait bien attention à tout ce qu'elle voyait, tout ce qu'elle entendait et à toutes les personnes qu'elle rencontrait, mais elle ne se rappelait pas de cet homme. S'ils se connaissaient, cela voulait dire qu'elle ne l'avait de toute façon pas vu depuis au moins six ans. Ou qu'il inventait tout.
- Je suis désolée, je pense que vous faites erreur, sire., répliqua-t-elle.
L'autre parut amusé.
- Je ne crois pas, Landril.
Il s'approcha et effleura sa joue.
- Tu as grandi depuis la dernière fois, et j'ai peut-être changé un peu, mais tout de même ! Tu ne me reconnais vraiment pas ?
Elle se figea et fit un pas en arrière.
- Alors laisse-moi me présenter de nouveau.
Il s'inclina avec grâce en gardant sa moue amusée.
- Jyn de Navarais, le fils de votre hôte. C'est un plaisir que de vous voir ici, damoiselle.
Il se redressa et s'avança de nouveau vers elle alors qu'elle cherchait au plus profond de sa mémoire. Jyn... Jyn...
- La volière., lui chuchota-t-il à l'oreille.
Le souvenir lui revint d'un coup en mémoire. Jyn était le jeune homme qu'elle avait bousculé dans l'escalier, le lendemain de son arrivée au Temple. Elle ne l'avait vu qu'une fois et se souvenait vaguement de lui comme d'un jeune homme colérique et hargneux. Il ne ressemblait en rien à l'homme plus mûr qu'elle avait maintenant en face d'elle. Elle sentit Jyn poser l'une de ses mains sur sa taille et la jeune femme fit un nouveau pas en arrière, se retrouvant appuyer contre la balustrade entourant le balcon. Le fils de la comtesse ne se départissait pas de son air amusé et s'avança de nouveau, s'appuyant de part et d'autre d'elle sur la balustrade.
- Tu ne peux pas savoir à quel point ça me fait plaisir de te revoir., susurra-t-il. Ma petite hérétique.
Landril se figea et écarquilla les yeux alors qu'il souriait de plus belle. Il lui saisit le poignet et déposa un léger baiser sur sa main.
- Je te dois bien cela. Grâce à ton arrestation, je vais enfin pouvoir acquérir ma place au sein de l'inquisition. Quinze ans. Quinze ans que j'attends que le Maître Inquisiteur m'accepte dans ses rangs, et c'est toi qui va m'offrir cette chance, petite hirondelle. Dans quelques instants, ils vont arriver, et enfin...
La vethael secoua la tête et serra les dents.
- Désolée, Jyn., marmonna-t-elle.
Elle remonta brutalement son genoux dans l'entrejambe de l'homme qui la lâcha en glapissant. Le couple se retourna vers elle avec surprise et elle de perdit pas de temps en explication. Prenant appuis sur la balustrade, elle sauta dans le vide, tentant de maintenir autour d'elle ses robes qui se retournaient. Elle atterrit doucement sur les pavés et manqua tomber quand ses escarpins glissèrent sur les pavés de la rue. Ne retenant cette fois plus son exaspération pour les tenues de la noblesse, elle retira les-dits escarpins, souleva ses robes jusqu'à mi-mollet sans penser à la décence et partit en courant.
- Reviens ici, Landril !, hurla Jyn dans son dos. Tu n'as pas le droit de me faire ça !
Parce que lui, il avait le droit de... Et puis zut ! Elle chassa l'homme de ses pensées et grimaça en entendant le son des bottes des inquisiteurs. Ses pieds nus se posaient avec légèreté sur les pierres arrondies par les ans et la pluies, sans qu'elle se blesse, mais sa respiration commençait déjà à se faire rare. Elle tenta de s'alléger un peu plus pour continuer sa fuite sur les toits, mais elle ne parvint pas à se concentrer suffisamment. Il aurait fallu qu'elle s'arrête avant pour reprendre son souffle, mais les pas qui se rapprochaient l'en dissuadèrent. Elle tourna au hasard des rues quand elle entendit un chien aboyer. Puisant dans ses dernières ressources, elle accéléra encore le rythme, manquant de s'étouffer juste en respirant.
- Arrêtez-vous, Landril !, hurla un homme dans son dos.
La belle affaire ! Si elle se faisait rattraper par l'inquisition et leurs chiens, elle pourrait se défendre... à coups d'escarpins ! Et en plus, elle commençait à manquer d'air.
Maudit corset !


Dernière édition par Landril le Ven 7 Mar - 21:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Ven 15 Nov - 0:27

Une soirée banale sur les toits d'Alabrena la Haute, un retour aux sources comme le sous-entendait Artyom. L'homme se dessinait comme une funeste ombre, assit sur le rebord d'un toit plongeant dans une ruelle, les pieds ballants dans le vide, il découpait au fur et à mesure une saucisse sèche, mâchant sans véritable faim la viande entre ses dents. Plus bas, on entendait les gémissements étouffés d'un chien, perdu sans son maître, cherchant à attirer son attention.

" Jack, retourne te planquer, j'arrive, je me pose quelques minutes, le temps de reprendre mon souffle et d'observer, roh et puis pourquoi je parles.. (il siffle discrètement en indiquant du menton le recoins de la ruelle) Hop hop! "

Le molosse s’exécuta, jetant un dernier regard à son maître, tournant les talons et s'enfonçant dans le renfoncement, il s'allongea et attendit les ordres de son maître. Comme un fond musical résonnait en bourdonnement dans l'atmosphère de cette nuit, si on tendait suffisamment l'oreille on pourrait discerner des gloussements de femmes et des rires charmeurs d'hommes. Qu'importe, le garçon fixait l'horizon, quelques ruelles plus loin, au balcon d'une demeure où un couple s'enlaçait avec tendresse et préciosité, à cela Artyom grimaça.

" C'est d'là qu'la musique vient. Sérieusement, ils ont que ça à foutre ces bouffons. Tient, un autre couple de crevard, c'est la soirée cuissage offert je crois, tss.. "

Une femme s'était glissée au côté du couple, elle s'appuyait sur la rambarde et fût bientôt rejointe par un autre homme, un blondinet, au loin, le chasseur observait la scène, intrigué par les étranges mœurs de ces nobles.

" Un pas en arrière, mon gars tu pus d'la gueule je crois. (la femme se recula à nouveau.) Encore une échappée, et tu insistes jeune noble ? T'es bien con. (le blond s'écroula au sol, la silhouette féminine se jeta par dessus le balcon, à cela Artyom se figea, un morceau de saucisse coincée entre les lèvres.) Ben tient. Une de moins à torturer au moins, tant mieux, les opprimés n'en seront que soulagés. Bon! (le chasseur rangea le restant de saucisse et le fourra dans la poche de son manteau, il se releva, tendant soudainement l'oreille.) "

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Je t'assures que je l'ai vu sauter. Sur le coup je m'en fichais, j'étais là pour du repérage, j'observais bêtement les alentours et les rondes que faisaient les gardes. Moi je pensais qu'elle était morte, que son crâne avait explosé en s'éclatant sur le pavé, mais rien du tout penses-tu! Je me suis levé et là j'ai entendu des cris, discernant sans problème le tintamarre d'une troupe qui martelait le sol de leurs bottes renforcées.

Tu me connais maintenant, j'ai pas résisté, les histoires de nobles ça m’intéresse et j'adore y mettre fin. J'ai donc enfilé mon masque, je me suis armé de mon arc et j'ai saisis quelques flèches afin de les avoir facilement sous la mains.

Je me suis élancé de toits en toits, je t'avoue avoir eu du mal au début, car ma jambe me faisait encore défaut et parfois de vilaines crampes me saisissaient le muscles, même le bandage qui remontait de ma cuisse à mon genou droit n'arrangeait en rien à la douleur, mais qu'importe, je me suis élancé à la poursuite de ce beau monde.


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Un duo parfait, le chien avait sans problème comprit la source de la subite agitation de son maître, le molosse s'élançait alors à corps perdu dans les ruelles, traquant sans relâche l'assourdissant bourdonnement de la cohue, le canidé aboyait ensuite, indiquant de ce fait la direction à prendre pour son maître qui s'élançait de toits en toits.

Finalement la source du problème était là, en contrebas des toits, la scène se passait dans une large ruelle, Artyom était au centre même de cette allée, perché sur le rebord d'un toit, accroupit, le groupe quand à lui dévalait l'avenue dans sa direction, le chien avait disparu.

Pas moins de dix hommes pourchassaient une jeune femme en robe, Artyom reconnu sans problème celle qui s'était jetée du balcon, il attendit alors patiemment, tendant la corde de son arc dans leur direction, flèche pointée sur le groupe menaçant.

" Je déteste les femmes putain... " cracha t-il en relâchant soudainement la corde de son arc, libérant un trait assassin qui effleura de peu le visage de la dame, la flèche venant alors se ficher dans l’œil même d'un des poursuivants, clouant ce dernier au sol. (77)

L'ombre d'une bête enragée se dessina à la sortie d'une étroite ruelle, en avant par rapport au groupe qui était toujours en course, la silhouette d'un molosse emplit d'une haine incontrôlée, accourait alors plus précisément dans la direction de la cohue, babines retroussés, écumes aux lèvres et les yeux injectés de sang. La bête se rua sans peur dans le tas, exécutant une maigre esquive à l'approche de la dame pour ne pas lui rentrer dedans, l'animal poussa alors sur ses jambons, s'élevant dans les airs, gueule béante destinée à avaler le visage d'un homme qui para déjà le saut de la bête en barrant son visage d'une dague menaçante, mais c'était probablement sans compter sur la pesante masse du chien, devenu monstre, qui se moqua bien de la dague, heurtant sans problème le frêle corps de l'homme, déchirant dans d'horribles hurlements la jugulaire du pauvre cadavre d'où se déversait une vague noir de sang frais. (79)(63).

Au même instant le garçon encocha une seconde flèche, destinée à l'homme le plus proche de la dame qui tendait déjà son bras pour l'attraper, n'étant à quelques centimètres d'elle, c'est avec surprise que le poursuivant se laissa tomber au sol, face contre terre, une flèche flanquée dans le crâne.(93)

Pat était en difficulté, le molosse venait à peine de sortir de sa première victime que six des sept autres poursuivants avaient déjà fait demi-tour afin abattre la bête, cette dernière se reculait précautionneusement, barrant sa gueule d'un caractère monstrueux et étiré par la rage. Un sifflement, un hurlement. l'homme le plus proche de l'animal s'étala, se tenant dans l'agonie de ses cris, le genoux affublé d'une flèche coquine.

"Jack, l'AUTRE et GARDE !! " A cela le chien décolla, écrasant par mégarde l'homme qui hurla à nouveau. La bête se mit alors en chasse du dernier être qui poursuivait la dame, aucun problème pour Jack à se jeter sur le dos de sa proie, assénant de multiples coups de crocs assassins à l'homme, les cris de ce derniers s'étouffant dans son propre sang. Le molosse restait alors aux côtés de la dame, suivant à la lettre les ordres secs de son maître.

----------
Je t'ai déjà parlé de mon pouvoir. Je m'étais autrefois interdis de l'utiliser, bien trop dangereux pour moi, mais tu sais gamin, quand un combat te plonge dans un plaisir intense, tes faits et gestes deviennent incontrôlables et insurmontables.

Quand Jack s'est mit à la poursuite de l'homme que je lui avait indiqué, j'ai rapidement accroché mon arc à la sangle de mon dos, j'ai défourré mon épée et j'ai sortis de ma poche un petit bâtonnet que m'avait vendu un ingénieur, il m'avait décrit cela comme merveilleux, coloré et assourdissant. J'ai craqué la mèche sans trop comprendre et elle s'est mise à cramer, j'te promet, moi j'étais paniqué et j'ai balancé le truc dans la ruelle, normal quoi. Et c'est là que j'ai compris.

Alors j'ai murmuré.


----------
" Ombre, rien qu'une fois encore, ce soir, je vous offre mon âme. "

Le bâtonnet, posé aux pieds des poursuivants, explosa, illuminant les alentours d'une lueur verdâtre, éblouissante, dessinant avec exactitude par la même occasion chacune des ombres présentes, c'est à ce moment que l'homme masqué s'enveloppa dans sa propre ombre, son corps disparu et en l'espace d'un instant cette masse noirâtre se reforma au centre même du groupe qui resta figé par la surprise causée par cette soudaine explosion verte. Mais une fois encore, les choses avaient mal tournées, le corps ne se matérialisa pas correctement, l'homme au masque restant alors bloqué dans cette masse brumeuse, mais mouvante et meurtrière, peut-être même trop. (47).

" Ton corps est à moi." soupira la masse noire en tranchant sans hésitation la gorge de l'un des hommes qui s'écroula sur le pavé noircit par les restants de poudres incendiées. (85)

Les quatre êtres se regardèrent, trois d'entre-eux se reculèrent, l'un, armé lui aussi d'une épée défia l'engeance. Cette dernière soupira, sa voix était comme l'expression d'une centaine de personne à la fois, comme un écho à jamais rassemblé, la masse noirâtre pivota en direction de l'homme, sa silhouette était bien celle d'un homme, facilement remarquable, mais ce corps étant recouvert de cette sombre brume, aucun visage, aucune expression ne s'y dessinaient, juste une sombre couverture.

" J'avalerai ton âme, comme dînes les riches nobles sur la conscience des Aths. "

L'homme se rua sur l'ombre, hurlant toute sa peur, communiquant cette dernière à ses trois confrères qui se ruèrent en suivant sur la masse noire.

Pas un, pas deux, mais trois coups que l'engeance asséna aux trois premières cibles désignées qui s'étaient présentées à lui. L'un la tête tranchée, l'autre la jugulaire déployée sous un flot de sang, le dernier le ventre ouvert, les tripes à l'air. (100)

Le dernier homme ploya sous sa propre peur, joignant ses deux mains, jurant pardon et demandant pitié à l'engeance, cette dernière s'avança calmement vers lui, caressant les cheveux du dernier être debout entre ses doigts chaotique.

" Pitié..! J'.J'ai une femme ! J..Je ne recommencerai pas.. j'irai dire qu'on la laisse tranquille, pitié...(l'homme pleure)
- Promis, j'enverrai ta femme te rejoindre. "

A ces mots la masse noire, anciennement Artyom, plongea calmement et précisément son épée dans la gorge de l'homme, ce dernier serra son cou, mais en vain, le flot de sang ne s’arrêterait que quand son corps se serait à jamais vidé. L'engeance retira sa lame et se recula.

----------

Intérieurement j'étais mort, je n'étais plus moi-même. Je ne voyais même pas ce que je faisais et j'avais échoué. Évidemment mon corps m'a été rendu, mais dans quel état j'étais, j'avais eu de la chance qu'il fasse nuit, sans quoi, à l'heure qu'il est, je ne serai pas là en train de t'parler gamin.

Je me suis simplement réveillé,debout, parmi tout ces cadavres, j'avais la tête qui me tournait et les muscles engourdis. Il y a différents stades à cette magie, écoute. Le ça se passe bien, je me transpose, pof, nickel, propre, super. Il y a le pas terrible, je me transpose, mais j'ai un mal de tête pas possible. Le vraiment pas cool, celui-là, je me transpose, mais mon corps reste enveloppé dans mon ombre et je perds littéralement la tête jusqu'à ce que les choses se calment. A ce stade, c'est comme ci quelqu'un d'autre dirigeait mon corps. Et ensuite il y a la mort, bref, j'ai eu chaud cette nuit là.


----------

La masse noirâtre se dissipa, révélant un corps d'homme debout, comme perdu dans ses propres pensées, Jack remuait de la queue, mais il fallut un temps à Artyom pour recouvrer ses esprits.Il se tourna alors tristement vers son chien et la dame, pointant fébrilement la femme du menton, le visage encore couvert par son masque d'os.

" Ton nom... Ton... titre.. Et ces hommes, pourquoi.... " lâcha t-il faiblement tant les mots étaient difficiles à prononcer. Jack, conscient de l'état critique de son maître, resta néanmoins aux côtés de la dame, tirant docilement sur les bas de sa robe comme pour l'inciter à répondre.

L'inquisiteur encore en vie, mais blessé par cette flèche au genoux, se fit passer pour mort, avec un peu de chance on l'oublierai.

Artyom tenait maladroitement son épée, tentant en vain de la lever pour tenir en joue la femme, mais rien n'y faisait, cet effort lui coûta beaucoup d'énergie et il tomba à genoux, le souffle court, la tête vacillante et le poids des épaules largement décuplé.

"J'ai toujours..mon chien.. Réponds, sans quoi le tas de mort s'élargira. "

________________________________________________________
Statistiques du combat.

-(67+10) RÉUSSITE : Bravo mon gars, non seulement tu lui a tiré en plein dans la tronche, mais regarde son œil de l'autre côté de son crâne, ça fait comme des guirlandes ! Haha Bien joué!

-(79 et 63) RÉUSSITE : Ton chien est un vrai chariot, il ne craint même pas la dague de son ennemi et l'écrase de tout son poids, le tuant sans hésitation, sous tes ordres.

-(83+10) RÉUSSITE : Regarde le courir, énorme, regarde comme il s'écrase au sol, comme une vieille loque, haha super mon gars! Tu es l'arc même de tes propres flèches!

-(23+10) MOYEN : Mouais, j'aurai mieux fait de fermer ma gueule, mais au moins tu viens de briser son genoux gauche avec ta flèche, pas mal, mais n'oublie pas de l'achever hein.

-(37+10) MOYEN : Catastrophe tête de veau, on t'avait pourtant répété de ne pas utiliser ta magie. Écoute toi, ta voix et tes paroles, tu me fiches une peur bleue. Pour sûr que tu avoir des séquelles, tant pis, ça t'apprendra.

-(85) RÉUSSITE : Ouais bon, tu tapes pas dans l'originalité, une gorge béante en plus, bien joué, mais ne me regarde pas dans les yeux s'te plait, tu me fais peur là.

-(100) CRITIQUE : WOUAH PUTAIN ! Comment t'as fait ça ?! Trois gars sans te prendre un seul coup ?! MAGNIFIQUE !! Dommage que tu ne sois plus toi-même pour voir ça!! Quand j'vais l'dire à ma mère, roah la vache.

Je certifie que ces résultats sont le fruit du hasard, n'étant pas du tout la réponse que je comptais fournir, elle en est ce qu'elle en est grâce à ces jetés de dés.

----------

Artyom est dans un état critique, il a pourtant évité de peu le coma et la mort, mais il se tient encore droit, du moins à genoux, ce n'était pas du tout ce qu'il avait prévu, il désirait interroger cette femme, il essaye, mais sûrement en vain, heureusement qu'il y a son chien, certes la mine attristée, mais toujours obéissant à son maître. Reste encore à voir la réaction de la dame, rien d'étonnant à la voir détaler ou à égorger la cause de tout ce massacre, mais attention quand même, le chien de garde est toujours là, plus attentif que jamais pour assurer la protection de son maître adoré, grognant à chaque pas inutiles que serait prêt à faire la dame.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Sam 16 Nov - 14:29

Les inquisiteurs avaient peu à peu pris du terrain et ils étaient maintenant juste derrière elle, près à la saisir. Déjà, Landril les imaginait la saisir et lui passer les fers aux mains et aux chevilles, avant de l'entraîner dans leurs souterrains humides en direction de la salle de torture... Cette pensée lui donna un coup de fouet et elle accéléra de nouveau, une dernière fois, espérant de tout son coeur réussir à les perdre dans les prochains instants. Mais rien à faire, la rue était bien trop large, et elle était bien trop visible.

Du coin de l'oeil, elle aperçut soudain une silhouette accroupit sur un toit, juse en face d'elle, tendant un arc dans sa direction. Cette fois, elle était finie. Elle ne pourrait jamais échapper au tir. Elle entendit le sifflement, puis la flèche frôla son visage. Un cri dans son dos lui fit comprendre qu'un inquisiteur venait de se faire toucher, mais elle ne se retrourna pas. Déjà une nouvelle menace, sous la forme d'un énorme chien enragé, lui fonçait dessus. Elle fit un pas de côté et la bête massive l'esquiva de peu, manquant la renverser et la jeter sur les pavés. Mais loin de revenir, le molosse se jeta parmis la troupe d'inquisiteurs, qui se mirent à hurler alors que dans le même temps, une nouvelle flèche vibrait dans les airs.

Landril ralentit pour se retourner et écarquilla les yeux devant le spectacle sanglant qui se dévoilait devant elle. Deux de ses poursuivants avaient été tués net, une flèche dans la tête, et un troisième était en train de se faire déchiqueter sous les crocs de l'animal. La vethael retint un haut-le-coeur et s'aperçut seulement à cet instant que l'un des inquisiteurs avait poursuivit sa course et tendait le bras vers elle, effleurant sa robe du bout de ses doigts. Elle entendit une voix crier un ordre, et le chien abandonna sa proie, franchit les quelques mètres qui le séparait de la jeune femme et se jeta sur l'inquisiteur avant de lui asséner de multiples coups de crocs qui réduisirent rapidement sa cible en une masse sanglante. Landril fit quelques pas en arrière, puis s'effondra sur le sol, incapable de faire un mouvement supplémentaire. Horrifiée, elle ne parvenait pas à détacher ses yeux du cadavre encore chaud de celui qui la menaçait encore quelques secondes plus tôt. Elle vit le chien s'avancer vers elle, les babines recouvertes de sang, et se mit à trembler, mais il se contenta de se placer à ses côtés et d'attendre.

Il y eut une explosion et une lueur verdâtre se répandit dans la ruelle, l'aveuglant et l'obligeant à fermer les yeux. Le silence qui suivit la détonation fut assourdissant et elle entendit distinctement les phrases qui s'extirpaient froidement d'une masse d'ombres obscures. Les quatre derniers inquisiteurs se jetèrent dans le combat et furent balayés comme des brins de pailles dans une tempête. Le dernier se laissa tomber à genoux en suppliant, mais l'ombre planta sans hésitation son épée dans sa gorge avant de calmement la retirer et de faire un pas en arrière.

Les ombres se dispersèrent, révélant bientôt la silhouette d'un homme, le visage caché par un masque blanc qui semblait bien être en os. Il resta un moment immobile puis se retourna vers la jeune femme avant de la pointer fébrilement du menton et de l'interroger d'une voix faible, semblant peiner à parler. Il tenta de bouger mais tomba à genoux, la menaçant tout de même de lancer son chien sur elle si elle ne répondait pas à ses interrogations. Landril jeta un regard au molosse qui tirait sur sa robe et hocha faiblement la tête.

- Je..., balbutia-t-elle avec hésitation. M... Merci... je suppose...

Elle prit quelques inspirations pour retrouver un semblant de calme et reprit d'une voix un peu plus sûre, fixant son regard sur le masque pour éviter de regarder les cadavres.

- Je m'appelle Landril. Ces hommes sont... étaient... des inquisiteurs...

La jeune femme marqua un nouveau temps d'arrêt, la respiration toujours courte. Elle passa une main dans son dos, tentant d'atteindre le noeud qui serrait son corset, mais elle ne pouvait que l'effleurer et certainement pas le défaire. Elle jeta un coup d'oeil vers le chien qui restait immobile à regarder celui qui devait être son maître, un air que l'on ne pouvait que qualifier de triste sur son visage canin. Landril reporta son regard sur l'homme masqué puis fit un pas hésitant en avant.

- Est-ce que... vous allez bien ?

Cet homme possédait un chien qui s'apparentait presque à un monstre, était couvert de sang et venait de tuer de sang froid une patrouille de l'inquisition, mais elle ne put s'empêcher de s'inquiéter pour lui. Après tout, n'avait-il pas fait cela pour l'aider ? Quoi qu'il l'avait également menacé... Mais il venait sans aucun doute de lui sauver la vie, ou au moins de lui éviter la torture que lui aurait réservé les inquisiteurs, et elle ne pouvait que lui en être reconnaissante. Elle fit un nouveau pas en avant et le chien se mit à grogner, lui faisant clairement comprendre qu'elle ne devait pas s'approcher de son maître. Landril s'immobilisa donc au milieu de la rue, à la fois dégoûtée et fascinée par cet étrange homme masqué.

La vethael prit soudain conscience que des lumières s'étaient allumées dans les demeures voisines, sans doute réveillée par les cris des inquisiteurs. Plantant son regard gris dans les orifices du masque qui devaient permettre à son porteur de voir, elle désigna vaguement les dépouilles.

- Il faudrait y aller avant que d'autres inquisiteurs arrivent. Je pense qu'ils seront assez... mécontents de découvrir... ça. Est-ce que vous pouvez marcher ? Je peux vous aider si vous voulez...
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Sam 16 Nov - 20:53

----------

J'étais en bien mauvais état, c'est vrai, mais j'étais loin d'être perché et je savais pertinemment qu'elle n'avait pas répondu à l'une de mes questions, c'était con de sa part, car j'avais pourtant bien insisté sur chacun des mots, dès lors je me doutais que quelque chose clochait et qu'elle et moi, ne serions pas amis, qu'elle avait des secrets qu'elle ne voulait pas ébruiter ou faire connaître. Je m'apprêtais à la reprendre, mais vois-tu, elle m'a remercié et m'a même proposé de m'aider, elle semblait me faire 'confiance' d'une quelconque manière, pensant que je l'avais aidé par bonté d'âme et par la gratuité de mon geste, mais, et tu le sais, j'ai tendance à ne pas lâcher la chose aussi facilement.

Je préférais donc attendre, profiter de tout cela, elle n'avait pas l'air méchante, mais j'ai appris grâce à mes mésaventures avec les femmes et les gens de cette cité à me méfier d'un tout et d'un rien.


----------

" Je n'ai pas besoin d'aide, ma Dame... Je peux me débrouiller, ne vous en faîtes pas. "

L'homme titubait, rappelant son chien d'un hochement de tête discret, le molosse quitta les robes de Landril, marchant aux côtés de son maître, levant le nez pour garder en vue l'état d'Artyom. Le garçon savait ce qu'il se passait dans son corps, il se mettrait à saigner du nez, des oreilles, sa vue se troublerai et n'entendrai plus que des bourdonnements.(47)

Il traînait des pieds, le dos légèrement courbé, rejoignant d'un pas lent, mais réfléchit, la jeune Landril qui se tenait en face de lui.

" J'mapelle Jacinto. Que faisiez-vous à ce bal ? Pourquoi avoir sauté de ce balcon et qu'attendaient ces hommes de vous ? " lâcha t-il en essuyant son menton d'où une petite traînée fluette de sang s'échappait.

----------

J'avais la conviction qu'avec cette question je l'avais plus ou moins cerné. Tu sais, je n'aimais pas les femmes et encore moins les nobles, mais son air innocent et sa voix qui buttait sur certains mot, sûrement trop choquée à l'époque, me donnèrent un sentiment de confiance.

Impression que je chassa rapidement de mon esprit, je ne pouvais, non je ne devais pas 'apprécier' ces gens. Bref, je me suis avancé à ses côtés, je faisais de mon mieux pour ne pas la ralentir, mais je ne voulais pas d'aide venant de sa part, j'étais trop têtu à l'époque. Je sentais le sang qui s'écoulait le long de mon nez, mais je ne pouvais pas retirer mon masque, je me l'étais interdit.

C'était un bel imprévu. Ça n'aurai pas due se passer comme ça. Pa du tout.

----------

____________________

-(47) MOYEN : L'état d'Artyom ne s'arrange pas, les effets secondaires l'achèvent petit à petit, s'il veut encore tenir debout il devra compter sur autre chose que sur ses propres forces physiques, il saigne du nez et perd facilement l'équilibre.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Dim 17 Nov - 12:55

L'homme réussi à se redresser et refusa son aide, allant jusqu'à lui donner du ''ma Dame'' qui contrastait presque comiquement avec ses actions barbares. Landril préféra ne pas insiter pour épargner sa fierté, gardant quand même un oeil inquiet fixé sur lui. Il rappela discrètement son chien et s'avança lentement vers elle, se présentant sous le nom de Jacinto et l'interrogeant de nouveau. Sur le bal. La jeune femme grimaça. Elle ne pouvait tout simplement pas parler de son travail, mais décida néanmoins de s'en tenir à la vérité.

- Ah, le bal... Disons que je n'étais pas sur la liste des invités et que j'ai dû... prendre congé assez rapidement., expliqua-t-elle maladroitement. Je n'avais pas vraiment prévu de sauter, mais Jyn m'y a un peu obligé...

Son visage s'assombrit et elle essuya nerveusement ses mains sur sa robe, avant de tenter une nouvelle fois d'atteindre le noeud de son corset, toujours sans succès.

- Il a appelé l'inquisition... pour m'arrêter., termina-t-elle dans un murmure apeurée. Mais les robes de bal ne sont pas vraiment faites pour courir. Sans vous...

Elle laissa sa phrase en suspens et baissa les bras avant de reprendre.

- Sans vous, ils m'auraient arrêté et emmené pour me...

Le souvenir du cri de la gardienne de l'impératrice résonna dans sa tête et elle serra les paupières pendant quelques instants, avant de souffler doucement pour se calmer.

- Désolée... Je n'aime pas vraiment imaginer... ce qui se serait passé.

Ils commencèrent à avancer dans la rue, chacun tenant l'autre à l'oeil. Jacinto semblait vraiment mal en point et Landril chercha rapidement un endroit où ils pourraient s'abriter. Elle pensa tout d'abord à rentrer chez elle, mais la demeure de son père se trouvait de l'autre côté d'Alabrena et les inquisiteurs venant de la prendre en chasse, elle craignait qu'ils n'aient laissé quelques sentinelles pour surveiller le manoir de sire Valdan. Il lui parut finalement plus sage qu'ils continuent leur route vers Midalys. Au moins pourraient-ils toujours s'abriter dans une auberge le reste de la nuit ou, le cas échéant, dans la grange attenante. Rassurée, elle prit la direction de la porte vers la cité basse, tout en continuant à jeter des regards inquiets à Jacinto. Elle avait l'impression que le pauvre homme butait presque à chacun de ses pas sur les pavés, et il essuyait de temps en temps le sang qui lui coulait le long du visage. Pourtant, Landril était sûre qu'il ne s'était pas fait toucher par les inquisteurs. Peut-être une ancienne blessure rouverte par les mouvements du combat ? Après tout, il portait un masque et elle ne pouvait voir son visage. Elle décida cependant de ne pas l'interroger sur ce point et ce fit violence pour ne pas lui attraper le bras pour le soutenir.

Landril frissonnait encore de peur, mais elle ne se sentait pas vraiment menacé par cet homme. Il était fort, suffisamment pour mettre en déroute une patrouille de l'inquisition, et la fierté qu'il affichait même en se retrouvant dans un état si déplorable la rendait admirative. Elle savait qu'elle-même n'était pas de cette trempe là et n'aurait pas hésité à demander de l'aide. D'ailleurs, elle avait en quelque sorte accepté la sienne, et elle se sentait maintenant redevable envers lui. Et la première chose à faire serait certainement de ménager sa fierté en l'aidant discrètement, ou pour des broutilles, afin de lui laisser croire qu'il débrouillait tout seul. Elle avait déjà remarqué ce genre de comportement chez certains des résidents d'Alabrena, mais pour autant, chacun ne s'occupait que de son propre intérêt alors que lui était venu l'aider, sans même la connaître. C'était une noblesse de caractère bien plus que de titre. D'ailleurs, il n'avait pas vraiment l'air d'être noble. Ses vêtements semblaient usés et le tissu en était bien plus grossier que celui que portait les gens d'Alabrena. Et puis aucun noble ne se serait amusé à cacher son visage derrière un masque. Ils étaient bien trop narcissique pour cela. Alors qui était-il vraiment ?

- Et vous, finit-elle par demander, que faisiez-vous à Alabrena ? J'espère que je n'ai pas trop perturbé vos plans...


Dernière édition par Landril le Sam 23 Nov - 23:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Dim 17 Nov - 17:53

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Nous quittions donc Alabrena la Haute, tant mieux, je ne supportais plus la vue de tous ces beaux manoirs et ces belles bâtisses.

Je ne comprenais pas vraiment sa manière d'agir, elle ne répondait pas à toutes mes questions, mais préférait avouer qu'elle n'était pas invitée à ce bal, je n'avais besoin de rien d'autre pour me faire à l'idée que cette femme était louche.

Je me sentais plus ou moins mal, le pavé se dessinait sous mes pieds comme des marches disproportionnées, j'avais l'impression de buter sur chacune de ces marches, alors que je ne faisais que traîner des pieds

Pourtant je sentais mon état s'améliorer, mon nez cessait déjà de libérer du sang et mon équilibre se remit peu à peu en place, quand aux nausées, envolées, petit à petit et au fil du trajet je me redressais, me faisant parfois craquer les cervicales pour détendre tout ce corps engourdi.
(86)
----------

Le garçon l'observait, ne sachant pas trop quoi répondre, remarquant quand même qu'elle cherchait à tâtons le nœud qui retenait son corset, mais il détourna le regard, fixant l'allée qui s'ouvrait devant lui. Midalys, il n'y avait jamais mit les pieds et semblait perdu dans ces larges artères. Il reprenait un pas de plus en plus assuré, parvenant à relever la tête, il prenait de grandes bouffées d'air et respirait fortement.

" Mes plans ? Je ne faisais qu'observer. C'est tellement beau à la nuit tombée. " dit-il avec une pointe de sarcasme.

Jack, voyant que son maître avait reprit une bonne mine, se permit de s'éloigner du groupe, trottinant joyeusement dans la grande allée, reniflant chaque recoins susceptible de contenir de la nourriture, il avait fière allure le chien de guerre, la queue battante, la langue haletante, des yeux joueurs et un collier affublé d'un mini tonneau remplit d'une quelconque liqueur.

Le masqué soupira, remarquant que la dame ne s'était toujours pas séparée du corset qui semblait la gêner, il lui fit donc comprendre de s'arrêter quelques instants, se glissant dans son dos, il défourra lentement sa dague en diamant dans un grincement métallique et vint la glisser adroitement à l'endroit même où se tenait le nœud du corset.

" J'men occupe de votre truc, mais avant, expliquez moi la vraie raison de votre présence là-bas. Pourquoi vous y être rendu si vous n'y étiez pas invitée ? Pour vous amuser ? Noon je ne crois pas, vous n'auriez pas sauté du balcon et n'auriez pas été poursuivie par ces hommes en armes. Je serrai curieux de connaître la vérité, ma Dame. "

Il appuya sa phrase par un raclement de gorge, montrant son scepticisme aux précédentes réponses. Sa lame quand à elle était toujours nichée sous le nœud, prêt à couper le tissu, ou à couler ailleurs, tout dépendait de la vérité ou du nouveau mensonge.

" Je ne veux savoir que la vérité, je veux savoir à qui j'ai affaire exactement, vous n'avez rien d'une Ath et rien d'une Noble purulente comme les autres. Par la même occasion, connaissez-vous madame Vandrill ? C'est à cause d'elle que vous vous êtes retrouvée dans ces ennuis ? "

Il ne repartirai qu'une fois qu'elle aurai répondu.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Lun 18 Nov - 19:39

Jacinto semblait reprendre petit à petit meilleure allure et la jeune femme laissa échapper un léger soupir de soulagement. Toujours un problème de moins. Elle accéléra légèrement le pas, inquiète à l'idée que des inquisiteurs pourraient encore se lancer à leur poursuite, même s'ils avaient presque quitté Alabrena. Et lorsque l'homme répondit à sa question, elle ne put manquer son ton sarcastique. Apparemment, il n'appréciait que très moyennement la ville haute, et sa réponse était restée des plus vague. Alors pourquoi était-il ici ?

Devant eux, le chien trottinait gaiement, ses babines soigneusement nettoyées du sang de ses ennemis, ressemblant presque à une grosse peluche inoffensive. Landril ne put retenir un léger sourire en le voyant gambader avec curiosité dans la grande allée, s'arrêtant ici et là pour suivre une piste qu'elle ne remarquait pas. C'était ce qu'il y avait de bien avec les chiens. Il n'était pas difficiles à satisfaire. Tant que leur maître allait bien, ils étaient heureux. Et vu le battement frénétique de la queue du molosse, il était maintenant clair que Jacinto avait retrouvé au moins une partie de ses forces.

Soupirant, l'homme lui fit soudain signe de s'arrêter, et elle obéit. Elle l'interrogea du regard, mais il ne répondit pas et des glissa dans son dos. Landril se figea en entendant le sifflement de la lame d'une arme que l'on dégainait, puis sentit la pointe être posée sur le fin tissu de sa robe, glissée derrière le nœud de son corset. Elle hésita. Était-ce une menace ou une aide ? La réponse lui fut très vite fournie lorsqu'il reprit la parole. Plutôt une menace, mais qui se changerait en aide si elle acceptait de coopérer. Pour bien marquer son interrogatoire, il s'éclaircit la gorge, avant de rajouter encore une nouvelle question. La vethael ne put s'empêcher de tiquer en entendant le nom de Vandrill. Non pas qu'elle la connut particulièrement, mais elle se rappelait que la noble avait été l'une des premières à répandre des rumeurs à son sujet, n'hésitant pas à traîner le nom des Evanarel dans la boue. Que l'on se raille d'elle ou qu'on la diffame ne lui plaisait pas vraiment, mais Landril réussissait assez rapidement à oublier les moqueries. Par contre, elle ne supportait pas que l'on discrédite toute sa famille à cause d'elle. Elle avait déjà bien assez déçue son père comme cela...

Se rendant soudain compte que Jacinto attendait toujours sa réponse, elle revint à l'instant présent. L'homme semblait s'être tendu, s'étant sûrement rendu compte de sa réaction. Elle tourna légèrement la tête pour le regarder, mais le masque ne lui permettait pas de distinguer la moindre expression. La jeune femme hésita encore instant, puis haussa doucement les épaules, faisant attention à ne pas se blesser tout en repérant l'exacte position de la lame au cas où elle devrait réagir en urgence. Mais l'homme ne ressemblait décidément pas un noble, ni à l'un de ceux qu'ils prendraient à leur service, aussi décida-t-elle que dire la vérité ne porterait pas préjudice à son travail. En même temps, elle doutait que ça l'intéresse. Elle craignait davantage qu'il ne la croit pas. Tant pis, elle se lança, légèrement inquiète.

- On m'a payé pour que j'enquête sur une liaison extraconjugale de la comtesse de Navarais. C'était pour moi l'occasion de m'introduire chez elle. Mais comme je vous l'ai déjà dit, j'y ai rencontré un... disons une connaissance, qui ne m'a pas laissé d'autre choix que de m'enfuir.

La jeune femme se repassa l'autre partie de la question dans sa tête afin de formuler la réponse la plus juste possible.

- Je ne suis pas une ath, et je ne suis plus noble puisque j'ai en quelque sorte abandonné ce titre.  Après... J'imagine que c'est un peu de la faute de Dame Vandrill, mais elle n'est pas l'unique responsable... Et je ne veux absolument rien avoir à faire avec elle.

La vethael s'interrompit de nouveau, puis lui jeta un nouveau regard, fixant sur le masque ses étranges yeux gris.

- Pourriez-vous défaire ce nœud maintenant, s'il-vous-plaît ?, demanda-t-elle dans un murmure.


Dernière édition par Landril le Sam 23 Nov - 22:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Mar 19 Nov - 0:17

Le garçon resta figé, écoutant les réponses que lui donnait Landril. Il retint un ricanement amère, légèrement nerveux, il fit alors couler le côté coupant de sa lame sur le tissu, libérant de cette manière le corps de la femme de son corset qui glissait le long de ses courbes.

" Anciennement noble ? Vous dîtes avoir renoncé à ce titre et pourtant il n'y a que les nobles pour se préoccuper des histoires de fesses de son voisin. Payée à bousiller un mariage ? Soit, mais pour qui travaillez-vous ? "

Artyom dépassa la jeune femme en la frôlant, lui faisant dos, il s'accroupit et rappella son compagnon. Un bruit de poubelle qui se renverse, les aboiements d'un chien et un sombre crachement de chat apeuré et voilà que le molosse revient à la charge, la gueule largement ouverte sur un bout de bois. La bête se présente à quelques centimètres de son maître, laissant tomber son nouveau jouet aux pieds du garçon dans un craquement sourd. L'homme passe tendrement sa main sur le haut du crâne de son chien, cherchant de son autre main le restant de saucisse sèche qu'il ne tarda pas à tendre à son compagnon.

" Pour toi Grassouillet, t'as été sage aujourd'hui. " dit-il en embrassant symboliquement le museau de son chien au travers de son masque.

Artyom se redressa, faisant à nouveau face à son 'invitée'.

" Qu'importe, Vandrill j'en fais mon affaire. Le reste de vos histoires de riches Castes ne m'importe que très peu. Je veux simplement savoir si cela vaut mieux pour moi de vous tuer maintenant ou de vous laisser en vie. Vous êtes probablement un danger pour moi, puisque vos employeurs ont l'air de se préocuper des histoires de noblesses, puisqu'à vrai dire d'ici.. (le garçon lève le nez en l'air, observant le ciel.) trois nuits ils vont être servis. Prévenez les si ça vous chante, ça ne changera rien. "

Le garçon balaya l'air d'un geste niai de la main.

" Je plaisante. J'ai gaspillé trop de flèches et d'énergie pour au final vous tuer, mes efforts seraient alors vains, ma Dame. "

Le garçon jeta un regard par dessus son épaule, surveillant l'activité, inexistante, de l'avenue, posant ensuite un regard amusé sur le chien qui peinait à mâcher le restant de saucisse. Finalement le garçon revint à sa position de départ et plongea son regard dans celui de Landril, même au travers du masque on pouvait deviner que le garçon souriait au vu de l'expression que prenaient de ses yeux.

" Où est-ce que je dois vous raccompagner ? Avec cet artifice(dit-il en désignant lui-même son masque de l'index)je n'ai pas de grandes options, ça serait trop indiscret de me pointer dans un lieu commun à tous les assoiffés de cet endroit. Et le retirer vous amènerait à voir mon visage et je n'ai guère envie de prendre ce risque pour l'instant. "

Artyom s'amusait à parler de manière soutenue, enfin soutenue, c'était déjà du très soutenu pour lui. C'était comme si sa voix faisait des pirouettes entre ses lèvres, pareilles aux nobles, un cliché qu'il adorait les affubler. Évidemment que c'était une sorte de sarcasme, mais un peu plus enjoué et moqueur que ses précédentes menaces, qui il fallait bien avouer, avaient jeté un froid dans la conversation.

Sa voix disparue dans le silence pesant, malgré tout ponctuée par les bruits de mastications de Jack, trop occupé à mâcher sa récompense pour daigner faire des bêtises.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Ven 22 Nov - 20:37

Jacinto l'écouta avec attention, puis bougea la lame dans le dos de la jeune femme, qui frissonna en sentant son corset glisser jusqu'à ses pieds et s'empressa d'inspirer une grande goulée d'air. L'homme la frôla en la dépassant, rappelant son chien qui se précipita vers lui avec un morceau de bois, s'attendant certainement à ce qu'on lui lance. Cependant, il le lâcha rapidement en apercevant la petite récompense que son maître lui tendait. Puis l'homme se releva pour faire de nouveau face à Landril et prit la parole d'un ton décontracté, s'interrogeant tout haut pour savoir s'il devait la tuer immédiatement ou lui laisser la vie sauve. La vethael écarquilla les yeux, restant pétrifiée un court instant. Il lui avait sauvé la vie et voulait maintenant la tuer ? Mais déjà, il reprenait en présentant sa phrase précédente comme une plaisanterie. Elle fronça les sourcils. Voulait-il la tuer, ou ne le voulait-il pas ? Comment était-elle censée réagir alors qu'il passait d'un extrême à l'autre, lui sauvant la vie pour ensuite vouloir lui ôter ? Ami ? Ennemi ? Comment savoir, puisqu'il lui tendait la carotte tout en brandissant de l'autre main le bâton pour la frapper ? Et voilà qu'elle recommençait à avoir la migraine...

L'homme fixa son regard dans le sien, et elle pu lire son sourire dans les yeux verts qui apparaissaient sous le masque alors qu'il lui proposait de la raccompagner chez elle. Il désigna d'ailleurs l'objet du doigt, argumentant qu'il aurait du mal à passer inaperçu s'il le portait dans un lieu public. Et qu'il ne tenait pas à ce qu'elle voit son visage. Eh bien, de ce côté là, aucun problème, elle n'avait de toute façon pas l'intention de lui demander de l'enlever. Jamais elle n'aurait osé l'interroger à ce propos alors qu'il était évident qu'il tenait à rester caché. Quand bien même, ne pas insister sur les points sensibles était juste une question de politesse, et Landril avait été bien élevée. Par contre... Il était clair que Jacinto faisait des efforts pour tenter de parler comme un noble. Ou... faisait cela juste pour se moquer d'elle. Décidément, elle ne savait vraiment plus quoi penser avec lui. Elle retint un soupire fatigué et se baissa pour ramasser son corset, observant avec attention la coupure. L'homme avait juste tranché le lacet, de façon nette et précise. Il suffirait donc d'en mettre un nouveau pour que l'objet soit de nouveau utilisable. Malheureusement. La vethael releva le visage vers le masque et les yeux amusés qui se trouvaient derrière, et elle fronça les sourcils.

- Cette situation ne me fait pas rire., lâcha-t-elle un peu plus sèchement qu'elle ne l'avait voulu. Je me moque de ce que vous êtes venu faire ici et je n'ai pas l'intention de me mêler de vos affaires. Je voulais seulement vous remercier de m'avoir sauvé, mais finalement, vous ne semblez pas le vouloir, et peut-être même que je me suis totalement fourvoyée et que vous ne souhaitez que ma mort. Je ne comprends pas. Qu'attendez-vous de moi exactement ?

Le silence retomba, seulement marqué par les grognements du chien, qui se battait farouchement avec le restant de saucisson coincé entre ses dents. En quelques instants, la conversation était devenue beaucoup moins sympathique, la tension ne cessant de monter. Désormais libérée de son corset, Landril n'avait pas perdu plus de temps et avait profité de ces quelques secondes pour réduire son poids, désormais prête à fuir au moindre mouvement. Elle vérifia discrètement que les lettres se trouvaient toujours dans sa poche et effleura son gousset, gagné quelques jours plus tôt. Elle essaierais autant que possible de ne pas l'utiliser pour le conserver pour une situation encore pire, si cela était possible, mais gardait le doigt posé sur le petit objet de métal, attendant de voir la réaction de Jacinto. Mais même maintenant, alors qu'il voulait peut-être vraiment lui faire du mal, elle ne parvenait pas à se résoudre à se battre. Tant qu'elle pourrait éviter le conflit, elle l'éviterait, quitte à fuir une nouvelle fois, ce dont elle commençait à avoir l'habitude.


Dernière édition par Landril le Sam 23 Nov - 23:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Sam 23 Nov - 14:39

Libérée de son corset, la jeune femme ne tarda pas à s'élever avec légèreté, effleurant d'une main méfiante un objet dont le garçon n'avait aucune idée précise sur ce que c'était. Il n'en devint pourtant pas plus distant, penchant seulement sa tête sur le côté en signe d'incompréhension, l'écoutant attentivement.

La voix de la dame avait bien changé, sèche, impassible voir même sévère, l'homme ne mit pas longtemps à soupirer, comprenant alors sa faute, balayant l'air d'un geste niai de la main.

" Je m'excuse si j'ai été désobligeant en m'exprimant de la sorte madame. (dit-il en passant sa dague dans son fourreau en cuir accroché à sa taille, soulevant un pan de son manteau.) Au passage, il n'y a pas de quoi pour le corset. "

L'homme appuya ses dires en inclinant légèrement sa tête en avant, signe distinctif qu'il la saluait. Il n'était plus tellement sarcastique, sa voix prit un ton plat et sérieux, devenue plus  sincère que jamais.

" Ce que j'attends de vous ? (l'homme arquait visiblement un sourcil.) Je n'attends rien de vous. Comprenez simplement que pour un être aussi méprisable que moi, il est de règle de me méfier de tout le monde. J'enquête, je me fais mon propre avis sur la populace de ces lieux. Je ne tape peut-être pas dans la finesse en utilisant des menaces, mais au moins j'obtiens les réponses que je désire avoir. "

Les mains posées sur sa taille, l'homme au masque observait le visage de la jeune blonde, analysant les expressions de ce dernier. Persuadé qu'il ne l'avait pas convaincu il s'abaissa légèrement, déroulant le bandage qui cernait sa cuisse droite, il exécuta alors quelques moulinets avec sa jambe, s'assurant qu'elle n'était plus aussi douloureuse qu'auparavant, il releva alors cette dernière, tenant en équilibre, il posa ensuite son avant-bras gauche sur sa cuisse et enroula son poignent dans le bandage, tentant avec difficulté d'enfermer son autre poignet avec l'autre, liant ainsi ses deux mains, comme pour se constituer lui-même prisonnier.

" Voyez-vous même.. Dit-il en agitant ses mains devant elle, essayant de forcer sur le nœud qu'il avait lui-même fait. Difficile de vous tuer en étant entravé comme ceci. "

Le jeune Ath se retourna, sifflant discrètement son chien qui se redressa immédiatement, talonnant joyeusement son maître qui s'avançait à petits pas dans l'allée avant de s'arrêter sèchement, se retournant une nouvelle fois vers la jeune femme restée derrière lui.

" Toutes ces émotions m'ont donné une sacrée soif et je ne dirais pas non à une bonne bière. C'est donc à vous de choisir m'dame. Soit vous essayez de me faire confiance et je me porterai volontiers garant de votre vie jusqu'au lendemain, soit vous rebroussez chemin et faites confiance aux hommes qui sont sûrement encore à votre recherche. Mais laissez moi vous dire que je ne suis pas un mercenaire, vous avez l'air d'être quelqu'un de sympathique bien qu'un peu froide, mais je n'ai rien juré à votre égard, faites ce qu'il vous semble juste, mais je ne risquerais pas ma vie une seconde fois pour vous. Toujours est-il que Jack et moi allons dans une auberge, si vous voulez vous joindre à nous, vous serez la bienvenu, sinon, bonne chance madame. "

Il semblait à nouveau sourire, tournant pour la dernière fois le dos à son interlocutrice, s'avançant bancalement dans l'obscurité de l'avenue, les mains liées devant lui, Jack quand à lui, jetait quelques regards interrogateurs vers la jeune femme, haletant d'un air joueur et sympathique.

C'était donc à elle de faire un choix.


Dernière édition par Jacinto Artyom le Dim 24 Nov - 15:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Sam 23 Nov - 22:33

Landril s'était quelque peu énervée, et avait sans s'en rendre compte quitté le sol. Pour autant, l'homme ne semblait pas le moins du monde impressionné, et son masque empêchait même la jeune femme de savoir s'il était un tant soit peu surpris. Elle s'empressa tout de même de se reposer à terre et rougit en entendant la remarque de Jacinto.

- Oh. Excusez-moi., bafouilla-t-elle. Je vous remercie de m'avoir défait de mon corset.

Il inclina légèrement la tête pour la saluer, semblant soudain moins menaçant, sa voix perdant en moquerie pour laisser place à un accent sincère. Il lui assura alors qu'il avait peut-être agit un peu abruptement, mais qu'il ne désirais pas lui faire de mal, juste ne pas se laisser tromper par les nobles. Du moins, c'est ainsi qu'elle interpréta ses propos. Elle le vit alors défaire le bandage qu'il portait à la jambe et fronça les sourcils lorsqu'il se mit à entortiller ses poignets dans le tissu, liant ses deux mains avant de lui dire qu'il ne pourrait ainsi pas lui faire de mal. Puis il se retourna et siffla son chien avant de commencer à s'éloigner. Jetant par-dessus son épaule un dernier regard vers la jeune femme, Jacinto lui laissa le choix entre l'accompagner boire un verre et faire demi-tour pour retourner face aux inquisiteurs. Choix assez limité. Puis il lui tourna le dos et s'éloigna en boitant légèrement dans l'obscurité alors que son chien continuait de fixer la vethael, sa queue se balançant joyeusement, un air interrogatif sur les babines.

Landril hésita un instant, mais ne tarda pas à faire son choix. Elle lâcha son gousset et releva légèrement ses jupes, laissant les inquisiteurs derrière elle, trottinant jusqu'à l'homme masqué pour parvenir à sa hauteur. Elle releva ensuite ses yeux vers lui avec un air sérieux.

- Je ne pense pas que vous soyez un être méprisable.

Elle s'arrêta pour remettre ses escarpins puis hésita un instant avec son corset avant de défaire les liens et de les repasser dans les œillères, laissant libres celles du bas. Puis elle rejoignit de nouveau Jacinto et lui délia les poignets, décidant qu'elle pouvait lui faire entièrement confiance. Après tout ce qui venait de se passer, il serait ridicule qu'il change encore une fois d'avis et l'abatte. Elle lui tourna alors le dos en remettant son corset autour d'elle. Car cela restait le moyen le plus discret pour elle de le transporter.

- Auriez-vous l'amabilité de m'aider à remettre cet habit, mais en serrant moins, s'il-vous-plaît ? Et puis, je me dois de m'excuser moi-aussi., continua-t-elle. Je n'aurais pas dû m'énerver ainsi. Pardonnez-moi, s'il-vous-plaît.

Elle tourna la tête par-dessus son épaule pour lui sourire.

- J'avoue que cette course m'a quelque peu fatiguée, et je ne serais pas contre le fait d'aller prendre un verre quelque part. Loin des inquisiteurs, de préférence. Et ne vous inquiétez pas pour moi, je suis capable de défendre ma vie seule, quand on me laisse la possibilité de respirer. Disons que les circonstances n'ont pas joué en ma faveur.

La vethael marqua un instant de silence en se repassant rapidement la soirée en mémoire et ne put s'empêcher de grimacer en songeant à Jyn. Elle avait vraiment échappé de peu à la catastrophe. Penser à l'homme la ramena au moment où elle étudiait au temple, et elle lâcha un soupir quelque peu mélancolique. La vie était beaucoup plus calme à ce moment là. Quoi qu'avec Maâr... Elle secoua la tête pour sortir de ses pensées puis jeta un regard vers le bout de la rue.

- Y a-t-il un endroit particulier où vous souhaiteriez vous rendre ? Sinon, je vous recommande l'auberge du Chapeau Bleu. Ce n'est pas le summum de la gastronomie, mais les plats sont plus qu'acceptables et ont au moins le mérite d'être copieux.


Dernière édition par Landril le Lun 25 Nov - 18:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Dim 24 Nov - 15:27

Le dos tourné, le corset à nouveau en place sur sa silhouette féminine, Landril n'attendait plus que l'approbation de l'homme masqué pour l'aider à raccommoder son artifice vestimentaire. Jacinto soupira longuement, faisant alors volte face pour réajuster son vêtement. Il n'ignora pas le sourire que lui adressait la Dame, baissant alors le regard, se concentrant davantage sur le nœud qu'il essayait de faire, le visage empourpré de rouge, mais alors caché par son masque, fort heureusement. Le jeune homme tira légèrement sur la cordelette, observant l’espace laissé entre le tissu et son corps, ne désirant pas l'étouffer, mais surtout de ne devoir à nouveau réajuster son corset. Artyom, peu adepte de la sympathie envers les femmes, se laissa pourtant aller à une observation volatile des formes de son interlocutrice, elle avait de belles formes, pensa t-il, Pheres serait certainement tombé sous le charme..

Le masqué retira bien vite ces pensées de son esprit, les balayant en secouant discrètement la tête. Il termina joliment son travail en un nœud propre et sympathique, fière de lui, il tapota sur le dos de Landril pour la prévenir qu'il avait terminé.

" Ça a l'air d'être bon. J'ai pris l'habitude d'habiller et de servir les Dames quand j'étais enfant, ça devrai tenir sans trop de problème. Du moins je l’espère."

Il appuya ses dires en hochant timidement de la tête, Jack, quand à lui, s'était éclipsé entre temps, revenant vers les deux êtres d'un air inquiet, les babines retroussées et le souffle court. L'animal se présenta devant la Dame, remuant nerveusement de la queue, Artyom n'eut aucun besoin d’exiger quoi que ce soit de son compagnon, puisque des injonctions s'élevèrent au loin, parvenant en écho aux oreilles des deux protagonistes.

----------
En y repensant j'avais laissé la vie à un de ces inquisiteurs, à vrai dire je l'avais oublié. Ça devait-être à cause de lui que les recherches reprenaient, que ces hommes étaient encore à nos trousses, du moins à celles de la femme qui m'accompagnait. Il ne m'en fallu pas davantage pour la saisir par l'avant-bras et l'entraîner avec moi dans une course effrénée.

Du coin de l’œil je l'observais rapidement, son souffle n'était nullement gêné par le corset, mais elle tenait un pan de sa robe d'une main, tentant de soulever le vêtement pour ne pas se prendre les pieds dedans. Agacé, je la tira lourdement vers moi, la faisant balancer adroitement dans mes bras, la portant, comme une princesse, à mon grand désaccord, mais c'était une question de vie ou de mort alors je me permis ce geste sans gêne, recueillant son corps de femme au creux de bras.

----------

Le trio accourait à grande pompe dans la large avenue, Artyom tenait fermement le corps de Landril, affublé de tous ces vêtements de cérémonie. Le masqué râlait, son chien quand à lui jetait des coups d’œil par dessus son épaule, veillant à ce qu'aucun être hostile ne s'approche de trop près du groupe.

Jacinto, d'un murmure presque indiscernable, fit changer l'orientation de leurs ombres, les projetant devant eux, dissimulant ainsi presque leur présence aux yeux des potentiels poursuivants qui se trouveraient derrière eux.(78)

La course ne dura pas plus de quelques longues minutes, alors que les injonctions ne se faisaient presque plus entendre, le garçon déposa alors la jeune femme au coin d'une ruelle, se tenant à ses côtés, essoufflé.

"Votre auberge se trouve au coin.. (il se cambra légèrement en avant, tentant de reprendre son souffle) Je n'sais pas ce que vous veulent ces inquisiteurs, mais bordel... Ils ne lâchent pas le morceau comme ça... Vous devez avoir fait une sacré connerie pour qu'ils soient à cran comme cela. "

Le jeune homme se redressa, soupirant longuement et inspirant de grandes bouffées d'air. Il se retourna alors, se mettant quasiment de dos à Landril, retirant avec précaution son masque, au grand mystère de la Dame, rangeant l'artefact dans son manteau, il souleva ensuite la capuche de sa veste et la rabattit sur son visage, de manière à ne dévoiler que son menton, couvert d'une barbe assez drue, et le bas de son nez encore couvert de sang séché.

" Je vais entrer le premier, pour m'assurer qu'aucun de ces malfaiteurs ne s'y trouve, vous n'avez qu'à me suivre de près et commander ce qu'il vous plaît. Je paierai, prenez aussi une chambre pour vous, il voudrai mieux pour votre vie de ne pas rentrer chez vous tout de suite. Je m'occupe de choisir une table. "

L'homme resta de dos, s'avançant calmement vers l'entrée de l'auberge, accompagné de son fidèle molosse qui se remettait à battre joyeusement de la queue et remuant ses babines affamées.

" Expliquez-moi cependant, en quoi je ne suis pas un être méprisable, cela m'intéresse fortement... " lâcha t-il en entrant dans l'auberge.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Jeu 28 Nov - 19:36

Landril retint une grimace de douleur quand Jacinto lui tapota le dos pour lui signifier qu'il avait terminer de nouer le corset, frappant sans le savoir les bleus qu'elle portait dans le dos. Il vérifia son œuvre en hochant légèrement la tête. Le chien, reparti s'amuser dans les ruelles, revint soudain vers eux, les babines retroussées et le souffle court. La jeune femme hésita, craignant un instant que la folie meurtrière ayant eu lieu à quelques pas de là ne se réveille. Mais lorsqu'il avança vers elle en remuant la queue, elle comprit qu'il ne lui voulait pas de mal mais seulement la prévenir de...

Des commandements résonnèrent entre les hauts murs, se répercutant en écho jusqu'à eux. La vethael eut à peine le temps de réagir que Jacinto l'attrapait déjà par le bras pour la tirer dans la direction opposée. Elle se mit à courir pour le suivre, relevant maladroitement les grands pans de ses robes de sa main libre. Cette fois, elle parvenait à respirer convenablement et cherchait son rythme de course, mais elle était ralentie par le tissu qui lui entravait les jambes. Elle essayait d'avoir une meilleure prise sur le vêtement quand l'homme la tira vers lui et, sans qu'elle comprenne comment, elle se retrouva dans ses bras. Elle se tendit un instant et s'agrippa à sa veste avant de comprendre qu'il devait la trouver trop lente et cherchait à gagner du terrain sur leurs poursuivants. De toute façon, elle ne devait pas beaucoup le ralentir, sa masse actuelle devant seulement avoisiner les douze livres. Elle se laissa donc faire sans protester et se surprit à laisser ses pensées vagabonder. La dernière fois que quelqu'un l'avait ainsi prise dans ses bras, elle n'avait que huit ans. Depuis, les contacts qu'elle avait avec les autres s'étaient beaucoup restreints. Mais là, blottie dans les bras chauds et solides de cet homme qu'elle connaissait à peine, elle se sentit rassurée. Gênée, elle baissa la tête, enfouissant son visage dans la veste de Jacinto.

Landril ne savait pas trop combien de temps elle était restée ainsi, sentant contre elle le torse de Jacinto se soulever au rythme de sa respiration. De temps en temps, elle l'entendait râler et elle voulu plusieurs fois lui proposer de la reposer, qu'elle pourrait se débrouiller, mais elle avait peur de leur faire perdre de précieuses secondes. Et puis... peut-être qu'elle n'avait pas vraiment envie qu'il la repose. Mais derrière eux, elle entendit les cris s'affaiblir jusqu'à devenir presque inaudibles. L'homme masqué s'arrêta alors, la déposant doucement à terre, respirant un peu trop rapidement. La vethael détourna le regard, en profitant pour observer la rue. Elle reconnut facilement l'enseigne surmontant la porte de l'auberge, un panneau de bois peint d'un chapeau bleu qui pendait au bout de deux chaînes. Elle se figea lorsque Jacinto reprit la parole, semblant lui reprocher l'intérêt que lui portait l'inquisition. Elle-même ne se sentait pas responsable de la situation. Celle-ci avait pris cette tournure uniquement parce que les inquisiteurs s'étaient révélés être bornés et incapables de la comprendre. Cependant, son sauveur ne le savait pas, et elle ne pouvait pas lui reprocher de s'inquiéter de la présence de tels poursuivants. Elle lui jeta un coup d'œil, se demandant si elle pouvait parler librement. Après tout, il s'était battu contre les inquisiteurs pour sauver une inconnue, donc elle doutait qu'il soit un fanatique de Telara. Elle entrouvrit la bouche pour formuler une réponse mais, au même moment, il lui tourna le dos. Landril devina alors qu'il retirait son masque, ayant tout de même bien fait attention à ce qu'elle ne puisse voir son visage, puis rabattit sa capuche sur sa tête. Il l'avertit alors qu'il rentrait le premier pour vérifier que le lieu était sûr et qu'il allait choisir une table. Pendant ce temps, elle n'aurait qu'à aller commander le repas et se prendre une chambre pour la nuit. Puis, toujours de dos, Jacinto s'avança tranquillement vers l'auberge, accompagné par un chien joyeux ayant sans doute déjà repérer les parfums venant de l'intérieur. Et alors qu'il franchissait la porte, il lui demanda de lui expliquer en quoi il n'était pas un être méprisable. La jeune femme haussa les sourcils avec surprise face à une telle demande, mais elle n'eut pas le temps de répondre car la porte venait de se rabattre. Avec un soupir, elle rajusta prestement quelques mèches de sa chevelure et effaça les plis de sa robe avant de remonter à son tour la rue et de pousser le battant de bois.

Une vague de chaleur sortit dans la rue, l'enveloppant tendrement, et Landril pénétra avec satisfaction dans l'auberge, se rendant compte seulement maintenant que la nuit était bien avancée et qu'il ne faisait pas bien chaud dehors. Elle releva la tête pour chercher Jacinto du regard et vit plusieurs regards surpris posés sur elle. Les clients qui avaient remarqué son entrée donnèrent des coups de coude à leurs voisins, et bientôt tous les yeux furent tournés vers elle. Les conversations se suspendirent un instant avant de reprendre un ton plus bas et la vethael afficha un digne sourire, relevant légèrement le menton. En proposant à Jacinto de venir ici, elle n'avait en effet pas pensé qu'elle n'était aujourd'hui pas vêtue comme une simple citoyenne. Mais puisque apparemment tout le monde devait la prendre pour une noble, elle allait jouer le jeu et se faire passer pour telle. Remontant légèrement ses jupes, elle s'avança vers le comptoir derrière lequel le patron était resté bouche bée, sur le point de faire une attaque. La jeune femme s'arrêta devant lui et grimaça un sourire navré. Face à elle, le patron semblait paniqué mais réagit rapidement et s'inclina avec respect pour la saluer. Landril lui rendit un bonsoir plus simple puis réserva une chambre et lui demanda d'amener deux repas à sa table. Il accepta rapidement, comme l'aurait fait un homme apeuré mais qui pouvait heureusement passer pour ravi de voir une riche cliente dans son commerce, et elle se détourna pour examiner de nouveau la salle. Il s'y trouvait plusieurs hommes portant des capuches et elle s'inquiéta un instant de pouvoir reconnaître Jacinto, mais elle aperçut Jack et se dirigea donc sans hésiter vers le fond de la salle. Se faufilant avec précaution entre les tables afin de ne pas tâcher sa robe sur les taches variées qui les recouvraient, elle rejoignit enfin son sauveur et s'assit sur le banc lui faisant face. Elle ne voyait toujours pas son visage dans son entier, mais distinguait néanmoins maintenant un menton barbu et le bas de son nez qui avait clairement dû saigner. Elle fronça légèrement les sourcils mais se retint de lui redemander comment il se portait. Elle lui annonça plutôt qu'elle avait pris commande et plongea son attention dans l'ombre du capuchon, cherchant à accrocher son regard.

- Les seuls êtres que je méprise sont ceux qui prennent plaisir à faire souffrir les autres.

Elle détourna les yeux pour jeter un coup d’œil vers la porte de la salle avant d'ajouter plus bas, afin d'être sûre que les clients des tables voisines ne puissent pas l'entendre.

- Je pourrais d'une certaine manière dire que je méprise les inquisiteurs. Et qu'ils n'ont pas apprécié que je remette leurs méthodes en cause. Alors ils m'ont décrété hérétique...

Landril releva les yeux vers Jacinto, guettant sa réaction. Elle lui en avait déjà dit beaucoup sur elle, et c'était loin de la mettre en valeur. Mais elle avait décidé de faire confiance à cet homme, et refusa de penser qu'il puisse la vendre aux inquisiteurs.

- Et puis, rajouta-t-elle avec un léger sourire, il m'a semblé que vous non plus vous ne les portiez pas vraiment dans votre cœur, n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Jeu 28 Nov - 23:31

Attablé au fond de la taverne l'homme encapuchonné veillait au moindres faits et gestes de son hôte, remarquant sans surprise les manières du patron et les regards  des clients. Il l'observait longuement, se rassurant lui-même en se répétant tout bas que cela n'était que de la vigilance et rien d'autre de ridicule. La jeune femme se déplaça alors habilement entre les tables où les gens se tourmentaient, buvaient ou mangeaient, soulevant ses robes pour ne pas les salir et rejoignant finalement Artyom, s'installant en face de lui. Ce dernier l'écouta avec attention, baissant machinalement la tête pour ne pas qu'elle devine les traits précis de son visage.

A ces mots, un sourire se dessina discrètement sur les lèvres abîmées du jeune Ath. Il passa ses mains sous la table, caressant tendrement la gueule de son chien qui était venu se nicher entre ses jambes.

" Tant de choses à dire madame. Pour commencer, vous avez bien raison de ne porter dans votre cœur aucun de ces êtres malveillants, mais vous me donnez l'impression d'être un tantinet aveugle, mais je reviendrais sur ce sujet un peu après... "

Le patron lui-même se présenta à la table, l'Ath se tut, regardant l'homme avec attention, le tavernier tenait dans ses mains deux assiettes qu'il déposa devant chacun des deux protagonistes.

" Vos ragoûts. Puissiez-vous apprécier notre modeste cuisine, je vous apporte les choppes de bière immédiatement. Dit l'homme en s'apprêtant à tourner les talons.
- Excusez-moi patron.
- Désirez-vous sir ? questionna le tavernier d'un air inquiet en se retournant vers l'encapuchonné.
- Mouais.. déjà, pour commencer, je n'suis pas un sir, appelez moi mon gars, mon p'tit ou p'tit con, ça m'ira parfaitement et ensuite, s'rai t-il possible d'avoir une tranche ou deux de lard pour celui-ci ? (Artyom désigna du menton la tête de Jack qui se présenta entre les jambes de son maître.) Ainsi qu'une serviette humide, si cela est possible, je vous en serai plus que reconnaissant mon ami.
- Bien-sûr monsieur, je vous apporte cela dès que possible. "

Artyom accompagna du regard le tavernier qui disparut à nouveau dans les cuisines. L'encapuchonné glissa ensuite son regard masqué vers son interlocutrice et dans un raclement de gorge il reprit le cours de la conversation précédemment tranchée.

" Qui désignez-vous par cette cruauté, cette souffrance gratuite ? Seulement les inquisiteurs ? Pour les méthodes de ces derniers, elles sont horribles, je vous l'accorde, mais au moins elles ont le mérite, si j'peux dire, d'être reconnues, ce qui rend la chose encore plus atroce. Mais que faites-vous des tortures que les gens ne soupçonnent pas, ou du moins n'en parlent pas ? "

A cela le garçon marqua un temps d'arrêt, plongeant alors son regard dans son ragoût, tourmentant ce dernier de quelques brassage de cuillère avant de reprendre d'une voix éteinte.

" Quant à moi, je ne porte plus personne dans mon cœur. Mon amour envers moi-même est mort quand je n'étais encore qu'un enfant. Je n'apprécies que les gens dont je suis certains qu'ils ne représentent aucune menace à mon égard, je n'aime que les gens qui ne sont pas complices de la misère de nous autres. Oh si.(le garçon releva légèrement la tête.) J'aime les Guetthos de Shi-Telara et mes amis qui survivent là-bas. Alors, inutile de vous dire ce que je pense des inquisiteurs ma chère Dame. "

Il termina son monologue par un sourire sincère, bien qu'amère, marqué le souvenir d'une vie compliquée et débordante de regrets.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Mar 3 Déc - 13:06

Jacinto commença à lui répondre, mais fut bientôt interrompu par l'arrivée du patron. Celui-ci déposa deux assiettes de ragoût sur la table et après un rapide échange avec l'homme, repartit vers les cuisines chercher des choppes de bière, visiblement très mal à l'aise, jetant des regards par-dessus son épaule comme pour s'assurer qu'il était le seul à s'être rendu compte que quelque chose n'allait pas. Heureusement, son comportement pouvait encore passer pour de la surprise d'avoir une noble invitée dans son établissement et les clients ne s'attardèrent pas plus sur ce fait. Landril étouffa un soupir soulagé et sursauta quand Jacinto se racla la gorge avant de reprendre la parole. La jeune femme se décomposa au fur et à mesure de la conversation, qui s'éteignit dans un silence pesant. Il ne semblait vraiment pas avoir eu une vie facile et sa voix s'était faite amère, comme s'il était... rongé par son passé. Elle hésita un instant, ne sachant pas trop quoi dire. Elle n'aimait pas vraiment le voir ainsi, mais sentait qu'il n'apprécierait pas qu'elle tente de le réconforter. Il la repousserait, comme il l'avait déjà fait lorsqu'elle lui avait proposé son aide dans la ruelle. Et puis... Ne parvenant pas à se faire une idée de ce qu'il avait pu vivre, la jeune femme préférait éviter d'en parler, de peur de commettre un impair. Alors elle baissa les yeux sur son assiette et commença timidement à manger, le temps de choisir quelle attitude adopter. Elle finit par revenir aux questions qu'il lui avait posé, ignorant pour l'instant les informations qu'il lui avait fournis sur son passé.

- Pas seulement les inquisiteurs., murmura-t-elle finalement. Seulement, je les ai entendu... torturer quelqu'un et je... je n'ai absolument rien pu faire...

Elle se mordit la lèvre, tentant de repousser le cri qui hantait sa mémoire. Sa migraine n'arrangeait rien et elle fut soulagée quand le patron revint avec les choppes de bière.

- Votre serviette, monsieur., annonça-t-il en tendant l'objet à Jacinto. Et voici vos boissons, ainsi que le lard.

Il déposa les commandes sur la table puis leur jeta un coup d'œil interrogateur. Avisant la mine abattue de Landril, il fronça légèrement les sourcils.

- Quelque chose ne vous convient pas, ma Dame ?
- Oh, si, tout est parfait., s'empressa-t-elle de répondre. Je vous remercie pour votre service.
- C'est un plaisir, ma Dame.

Il s'inclina rapidement et repartit. Dès qu'il eut tourné les talons, Landril porta sa choppe à ses lèvres pour avaler quelques gorgées. Boire lui fit du bien, même si en cet instant elle aurait préféré un peu d'eau fraîche, mais elle ne fit aucune remarque. Elle reposa la choppe et rougit légèrement en pensant qu'elle avait oublié un instant de se comporter en noble et qu'elle n'aurait pas dû se jeter ainsi sur la boisson. Mais de toute façon, ce qui était fait... eh bien, était fait, et elle ne pouvait pas revenir en arrière.

- Désolée... Je sais bien que les inquisiteurs ne sont pas les seuls, mais... se sont en quelques sortes les plus faciles à nommer.

La vethael esquissa un sourire triste. Évidemment, il y avait de nombreuses autres tortures de perpétrées, et si elle avait pu faire en sorte qu'elles cessent, elle l'aurait fait sans hésiter. Malheureusement, elle n'était pas en position de sauver grand monde étant donné que la plupart du temps elle avait déjà assez de mal à se sauver elle-même.

- Vous pensiez à des personnes en particulier ?, l'interrogea-t-elle finalement.

Avant qu'il n'ai le temps de répondre, le patron s'approcha encore une fois de leur table, interrompant leur conversation.

- Je vous propose la chambre quatre, ma Dame. Celle-ci vous convient-elle ?
- Se sera parfait., acquiesça Landril.

Le patron hésita un instant, roulant comiquement des yeux pour lui faire sans doute discrètement comprendre qu'il voulait lui parler. Elle se retint de lui jeter un regard noir et esquissa plutôt un nouveau sourire.

- Auriez-vous l'amabilité de m'apporter une tisane dans ma chambre avant mon coucher ?
- Bien sûr, ma Dame.

L'homme s'inclina et repartit rapidement vers son comptoir accueillir de nouveaux clients. La jeune femme secoua distraitement la tête. Certes, elle n'était pas discrète dans sa grande robe, mais le patron attirait inutilement l'attention sur elle en multipliant les allées et venues. Elle avait hâte d'échapper aux regards qui se posaient sur elle, mais elle tenta pour l'instant de les ignorer et reporta son regard sur Jacinto en attendant sa réponse.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Sam 7 Déc - 16:44

Sans tarder Artyom tendit la tranche de lard à son compagnon, se passant ensuite la serviette tiède sur la figure, décrassant au mieux la saleté accumulée sur son visage marqué par la fatigue. Tout au long de la conversation l'encapuchonné toisait les occupants de l'auberge d'un regard suspicieux et méfiant, écoutant d'une oreille évadée l'échange verbale entre la jeune femme et le tavernier.

Quand l'aubergiste repartit enfin l'Ath jeta niaisement la serviette sur la table, plongeant alors sa cuillère dans le ragoût, laissant en suspens la question de Landril le temps de quelques lampées du plat précédemment servit.

" N'importe qui est prompt à la cruauté et à la facilité de faire souffrir autrui. Moi, dans mon éternelle soif de vengeance, vous, dans votre travail qui reste à mes yeux très louche, les inquisiteurs bien sûr, les nobles maîtres et maîtresses qui traitent les Aths comme de la marchandise, l'Ath lui-même qui se laisse asservir et qui déshonore ses ancêtres en ne parjurant pas ses esclavagistes. (L'homme se tendit légèrement, prenant une intonation un peu plus sévère) Le mercenaire qui n'a pas d'avis sur la décadence de notre monde, le bohémien qui se contente de jouer de la flûte, les dirigeants, les gardes soudoyés pour nous battre jusqu'au handicap, les gamins qui crèvent la dalle et qui osent mendier à ces connards de nobles qui se contentent de les asservir en leur promettant une vie meilleure et en les remerciant par des coups de fouets... "

L'Ath coupa court à sa réponse, se mordant anxieusement la lèvre inférieur, enfermant son visage entre ses deux mains. On pouvait entendre son souffle fort et quelques sanglots étouffés qui s'échappaient d'entre ses mains.

En l'espace de quelques secondes l'homme reprit ses esprits, se raclant sèchement la gorge, libérant à nouveau son visage à demi masqué, il fit alors tourner sa cuillère dans son ragoût, l'air pensif, avant de reprendre d'une voix apaisée.

" Pardonnez-moi madame, je suis un peu à cran ces derniers jours, voilà deux nuits consécutives que je n'ai pas fermé l’œil et je m'apprête une fois encore à passer la nuit à garder les yeux ouverts afin de protéger un semblant d'espoir dans ce monde. "

L'être encapuchonné balaya l'air d'un geste niai de la main, se reculant légèrement sur sa chaise afin de laisser Jack lui monter joyeusement sur les genoux, l'animal soudoya les caresses de l'homme en se plaignant ironiquement, battant joyeusement de la queue et adulant le menton de son maître de quelques léchouilles baveuses.

" Ce que tu es lourd mon gros.. Bien, prévenez-moi lorsque vous désirerai monter dans votre chambre, je resterai à votre service durant la nuit, qui sait, les inquisiteurs sont sûrement encore à votre recherche et quelques gens de cet endroit ne m'inspirent pas confiance. "

L'homme relevait sensiblement la tête, à tel point que la jeune femme pourrait alors deviner la couleur de ses yeux.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Sam 7 Déc - 21:47

Landril attendit avec patience la réponse de Jacinto, en profitant elle-aussi pour manger. Elle s'interrompit cependant quand il répondit et se figea avec indignation. N'importe qui est prompt à la cruauté... Cette phrase lui paraissait fausse, mais elle écouta jusqu'au bout les explications de l'homme, qui sembla prêt à fondre en larmes. La jeune femme hésita, mais il se reprit rapidement et continua d'une voix plus calme. Elle acquiesça doucement par deux fois, d'abord pour l'excuser de son emportement puis pour le remercier de sa bienveillance. Cet homme avait décidément un caractère changeant qu'elle avait du mal à appréhender et elle l'examina une nouvelle fois en réfléchissant à la manière dont elle pourrait lui présenter son point de vue sans l'énerver. Elle avisa alors pour la première fois ses yeux, hésitants entre le vert et le brun. Son visage encore plongé dans l'ombre, il était difficile de deviner ses émotions, mais il lui semblait pour l'instant plutôt calme.

- La violence est une caractéristique redondante du genre humain., déclara-t-elle avec douceur. La cruauté permet de rejeter la peur sur l'oppresseur pour ne plus craindre tout le reste : l'inconnu, le futur... C'est une vieille tradition qui a permis à nos lointains ancêtres de survivre à l'époque où l'humanité se séparait à peine de la condition de bête sauvage. Avoir peur de ceux qui frappaient les leurs effaçait la peur des prédateurs. Mais... c'est une mauvaise tradition. Elle n'est plus nécessaire maintenant que nous avons construit villes et villages. Il ne s'agit plus que violence gratuite et sans intérêt, et c'est cela que je ne supporte pas. Pour autant, je ne pense pas que tout le monde soit cruel. Certaines personnes réussissent très bien à éviter ce genre de comportement. Mon travail vous semble peut-être louche, mais je peux vous affirmer sans crainte de me tromper que je n'ai jamais et ne ferais jamais volontairement du mal à quelqu'un sans avoir une bonne raison de le faire. Et même si j'ai une bonne raison de faire du mal à quelqu'un, je l'éviterais autant que possible. Si chacun prenait cette voie, nous ne nous en porterions que mieux. Sans cruauté, il n'y aurait plus besoin de se défendre. Et alors, il n'y aurait plus de violence...

Elle soupira et but lentement une gorgée de bière avant de parcourir d'un regard triste la salle où une partie de cartes était en train de virer en affrontement à cause de l'un des joueurs dont on avait repéré la tricherie.

- Ce qui est tout à fait impossible dans le monde actuel., conclut-elle sombrement.

Une bouteille vola à travers la salle, bientôt suivie d'une chaise, et des cris de colère se mirent à résonner sous le plafond bas, alors que le patron du Chapeau Bleu tentait d'endiguer la bataille. Mais comme l'avait fait remarquer Jacinto, les clients semblaient prompt à la cruauté et ceux des tables voisines aux joueurs se jetèrent bientôt d'eux-même parmi les énervés. Les coups commencèrent à pleuvoir et Landril grimaça avant de se lever.

- Je pense que rejoindre la chambre maintenant ne serait pas une mauvaise idée.

Contournant prudemment la cohue, elle s'aventura dans l'escalier et monta au premier étage de l'auberge. Elle se retourna pour vérifier si Jacinto et Jack la suivaient puis avança jusqu'à la chambre numéro quatre, dans laquelle elle s'engouffra. L'intérieur était meublé assez sommairement d'un coffre de bois et d'un lit au matelas de paille portant un pauvre oreiller qui avait dû connaître des jours meilleurs. Une fenêtre s'ouvrait sur la façade, donnant vue sur la rue. Dehors, l'obscurité régnait en maîtresse, si bien qu'il était impossible de discerner les pavés qui reposaient quelques mètres plus bas. La jeune femme alluma une bougie afin d'illuminer un peu la pièce puis posa le bougeoir de cuivre sur le coffre. Elle s'assit alors sur le lit et releva le visage vers Jacinto.

- Vous devriez peut-être prendre le temps de vous reposez un peu, non ? Vous devez être fatigué après... les ennuis que je vous ai attiré.


Dernière édition par Landril le Mer 11 Déc - 13:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Dim 8 Déc - 14:07

Tandis que l'ambiance de l’auberge s'assombrissait de minute en minute l'Ath écoutait avec attention le monologue de son interlocutrice, passant d'un regard attentif à celui d'alerte, jetant de vif regards sévères aux soiffards qui trébuchaient et manquaient de s'étaler sur la table. Elle proposa finalement de s'en aller, du moins de l'accompagner jusqu'à sa chambre, il accepta et lorsque de Landril se mit à gravir les escaliers, Artyom fit un léger détour vers le tavernier, lui tendant quelques piécettes argentées et lui murmurant des mots inaudibles à l'oreille.

Sans tarder le jeune homme se pressa à la suite de la Dame, gravissant à sont tour les escaliers, il cogitait silencieusement à ce qu'il comptait lui demander ou du moins à ce qu'il comptait lui répondre.

Le trio entra finalement sans encombre dans la chambre, l'Ath resta un moment sur le palier, attendant qu'elle trouve sa place et quant elle s’essaya finalement sur le lit, le jeune garçon entra dans la pièce, refermant derrière lui la porte avec précaution.

" Je n'ai plus tellement sommeil et je me déconseille à moi-même de dormir dans ces conditions, pour sûr que les inquisiteurs sont encore à nos trousses. (répondit calmement l'Ath en s'avançant jusqu'à la fenêtre, se tenant de profil à son interlocutrice.)Personne ne m'attire des ennuis, on ne me donne que des solutions, rassurez-vous. Enfin bref, pour revenir à ce que vous disiez je comprends amplement votre point de vue, il semble louable, mais impossible. Vous disiez par ailleurs que votre métier était peut-être louche, du moins à mes yeux et que vous faisiez de votre mieux pour ne causer du tort à personne, du moins sans raison valable.. "

L'Ath se tourna vers elle, s'appuyant lourdement contre le mur, abaissant alors totalement sa capuche, dévoilant un visage jeune à la peau sans impureté et teintée d'une légère couleur ocre, sablée, un visage pourvu de deux yeux verts à la lueur presque apaisante, coulant un regard sans émotion, calme et en alerte sur le visage de son interlocutrice.

" Mais alors quelle est la raison de votre travail ? En quoi détruire un mariage est si bénéfique et pour qui l'est-ce ? Vous pensez que cette révélation n’amènera pas de cruauté ou de colère ? Est-ce une vengeance personnelle ? Un travail bien payé ou bien la requête d'un proche que vous chérissez ? Pour finir je suis d'accord avec vous, mais pensez-vous vraiment que si un jour la cruauté et l'asservissement odieux venait à se terminer, les précédant opprimés courberaient gentiment l'échine ? Non, ils se vengeraient et c'est bien normal, c'est une boucle interminable, le serpent qui se mange la queue, je le crains malheuresement. "

Le garçon s'arrêta net dans sa réponse, quelqu'un venant à frapper contre la porte de la chambre, Jack, assit aux côtés de Landril, se dressa immédiatement sur ses pattes arrières, râlant et grognant par méfiance.

" C'est le tavernier, je vous apporte votre Tisane Madame.. "
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Mer 11 Déc - 14:49

Jacinto referma précautionneusement la porte derrière lui et alla se placer près de la fenêtre alors que son chien venait s'asseoir près de la jeune femme. L'homme refusa la proposition de repos et s'appuya contre le mur, ôtant sa capuche pour enfin révéler son visage. La vethael le dévisagea avec curiosité, constatant que sans son masque il n'avait plus rien d'effrayant. Mais elle baissa les yeux lorsqu'il se remit à la mitrailler de question.

Des coups frappés contre le battant l'interrompirent et Jack bondit en grognant.

- C'est le tavernier, je vous apporte votre tisane, Madame...

Landril se leva pour aller lui ouvrir et referma la porte dans son dos. Le patron du Chapeau Bleu jeta un regard méfiant vers Jacinto mais elle hocha la tête pour lui faire comprendre qu'il pouvait parler librement. L'homme posa la tasse avant de se retourner avec colère vers la jeune femme.

- Mais qu'est-ce qu'il t'a pris de venir ainsi chez moi ?!, s'exclama-t-il. Les clients ne tiendront jamais leurs langues ! Tu veux que toute la garde débarque dans mon auberge ?!

- Désolée..., grimaça-t-elle. Je n'ai pas eu la possibilité de me changer avant de venir...

- Écoute, depuis que tu viens ici, tu ne m'as jamais posé de problèmes même si tu m'as fait peur à maintes reprise, donc j'ai accepté ta présence., déclara le patron en levant les yeux au plafond, agacé par la remarque. Mais je ne pourrais rien faire pour toi quand la garde arrivera. Déjà que je te loue une chambre... Je risque de me faire arrêter !

La vethael jeta un regard inquiet et navré vers Jacinto puis reporta son attention sur le patron.

- Vous n'aurez qu'à... me dénoncer., accorda-t-elle. Essayez juste de nous laisser le temps de partir... Je me ferais discrète pendant quelques temps, vous n'aurez rien à craindre.

L'homme grommela quelques mots inaudibles puis fit mine de repartir. Landril le laissa ressortir et referma la porte avant de se tourner vers Jacinto.

- Je suis désolée... Je crains de ne pas être une fréquentation très recommandable.

Elle retourna s'asseoir sur le lit en soupirant, posant un regard lointain sur la tisane qui refroidissait. Après avoir entendu cette conversation, il ne serait pas anormal que l'homme se méfie d'elle. Cependant, elle préférait qu'il soit au courant des risques encourus s'il restait en sa compagnie plutôt qu'il soit surpris par la garde. Relevant la tête, elle plongea son regard dans ses beaux yeux verts en revenant à ses interrogations.

- Aucun mariage ne sera détruit. Il y aura de la colère par contre, c'est certain. Mais les affaires des nobles..., grimaça-t-elle. Ce qui blesse l'un réjouit l'autre. Pourtant la plupart de leurs préoccupations sont... si futiles. Je crois que je n'entretiens pas de grands espoirs à leur propos. Quant à ma paie, je dirais qu'elle n'est pas mirobolante, mais elle me suffit. La raison de ce travail... Je ne peux pas vraiment parler de requête, mais ce n'est certainement pas l'argent. Et pour vous répondre franchement... Le serpent qui se mord la queue est une bonne image. Plus il souffre plus il mordra fort en retour, mais au final il ne fait que se blesser lui-même. Et s'il continue, un jour il finira par se tuer.

Landril sourit tristement, mais c'était bel et bien la vérité. Tant qu'il y aurait des individus cherchant à profiter égoïstement des autres, que régnerait la haine et la violence, les combattants ne feraient que conduire le monde à sa perte.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Ven 13 Déc - 16:02

Artyom soutenu le regard méfiant du tavernier par un scepticisme à toute épreuve, barrant son visage d'une expression sévère et rancunière. Attendant néanmoins la fin de l'échange et le départ de l'aubergiste pour envisager une quelconque réponse, mais finalement préférant laisser de nouveau la parole à Landril. Cette dernière la reprit, l'Ath fit alors signe à son compagnon de le rejoindre, écoutant passivement ce que racontait la dame.


" En somme votre travail génère de la colère et très certainement de la violence et vous le faites en connaissances de causes, pour moi cela s'apparente à de la cruauté, mais passons. Je me moque bien de votre fréquentation et des ennuis que cela pourrai m'occasionner, j'en apprends juste davantage sur vous et je dois avouer que vous avez l'air de bien cacher votre jeu. "

A ces mots le garçon soupira, ordonnant à son chien d'un simple geste du menton de garder la porte d'entrée, le jeune homme vint ensuite se coller contre le rebord de la fenêtre pour s'y pencher légèrement, observant scrupuleusement chaque zones d'ombres de la ruelle.

" Dans tous les cas il va falloir décider d'une nouvelle marche à suivre. Vous ne faites pas assez preuve d'impartialité et de conviction et vous venez de laisser le doute planer quand à notre tranquillité et par conséquent votre sécurité. Si le tavernier vient à nous dénoncer, laissez-moi vous dire qu'il n'y aura pas quarante solution pour s'en tirer... "

Il se décolla alors du rebord, se retournant vers son interlocutrice et plongea son regard émeraude dans celui de la dame.

" En sachant pertinemment que je suis affaibli et que ma mobilité en est réduite. "

La fenêtre entre-ouverte, on distinguait l'écho même de pas saccadés de bottes en ferrailles qui frappaient sans retenu le pavé d'une ruelle adjacente. L'Ath porta sa main directrice à son fourreau, se tenant de nouveau de profil à Landril, collant son corps contre le mur et ne passant qu'un bout de sa tête par la fenêtre, surveillant l'activité de la ruelle.

" Ce tavernier est-il vraiment quelqu'un de confiance ou doit-on s'attendre à de la visite pendant votre sommeil..? "
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Mer 18 Déc - 16:04

Jacinto rappela son chien auprès de lui puis sembla prendre son temps pour formuler sa réponse. Le visage de la vethael se décomposa au fur et à mesure qu'elle découvrait ses paroles.

- Je... n'ai jamais dit que mon travail me plaisait., murmura-t-elle avec tristesse. Moi, je voulais devenir archiviste...

Elle l'entendit soupirer et ne sut s'il réagissait ainsi à sa réponse ou commençait à visualiser les ennuis qu'il récoltait pour l'avoir aidé. Il fit signe à Jack d'aller monter la garde devant la porte et se pencha légèrement par la fenêtre pour observer la rue en contrebas. Il lui fit ensuite de nouveaux reproches qu'elle accepta sans broncher, bien consciente qu'il avait raison. Se décollant de la fenêtre, il plongea ses beaux yeux verts dans ceux de la jeune femme, qui s'empressa de baisser la tête avec honte. Elle la releva cependant aussitôt quand il avoua être encore affaibli et avoir du mal à se déplacer.

- Laissez-moi vous aider pour cela, s'il-vous-plaît !, se hâta-t-elle de demander. Ma karenya peut nous permettre de nous enfuir facilement si vous me laissez l'appliquez sur vous comme je le fais sur moi.

Des bruits de bottes ferrées se firent entendre dans la ruelle voisine et Jacinto se retourna vers la fenêtre en portant une main à une arme. Il se remit à observer l'extérieur tout en l'interrogeant sur la confiance qu'ils pouvaient accorder à l'aubergiste du Chapeau Bleu.

- Le patron a toute ma confiance en tant qu'ami. Le problème, ce vont être les clients. Si je n'avais pas eu cette fichue robe..., soupira-t-elle. Enfin, je suppose qu'on y peut rien. J'ai fait preuve d'imprudence, je suis désolée.

Se levant, la jeune femme déplaça le bougeoir sur le sol et ouvrit le coffre pour en sortir une paire de botte, qu'elle s'empressa de mettre à la place de ses escarpins. Elle récupéra également une grande cape sombre, qu'elle jeta par-dessus ses épaules. Elle tourna le dos à l'homme le temps de remonter ses jupes, qu'elle coinça dans le bas de son corset afin de ne plus se prendre les pieds dedans. Glissant ses cheveux dans son col, elle rabattit ensuite la capuche sur sa tête et s'enroula dans la cape avant de s'approcher à son tour de la fenêtre.

- Je peux aussi m'occuper de Jack, mais je ne sais pas trop comment il pourrait réagir. Peut-être serait-il préférable de le porter...
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Jeu 19 Déc - 21:24

" Nous verrons bien comment les choses se présenteront, pour l’instant inutile d'éveiller les soupçons, je sais où nous allons nous rendre, là-bas personne ne viendra vous chercher d'ennuis. Encore faut-il y parvenir en un seul morceau. Je passe devant. "

Sans perdre un instant le garçon démontra ses propos en se hissant sur le rebord de la fenêtre, indiquant du menton l'endroit où il serait bon pour Jack de ré-atterrir sans qu'il ne se blesse une patte.

----------

L'aventure continuait, j'avais l'impression que jamais ça n'en finirai, prendre autant de risque pour une personne que je ne connaissais pas et qui ne m'inspirai pas tellement confiance, ça ne me ressemblait pas.

Toujours est-il que nous reprenions la route, j'avais opté pour une marche discrète, tapit dans l'ombre, en empruntant des ruelles secondaires et étroites, Jack nous talonnait et bientôt j’apercevais l'entrée des égouts qui nous permettraient de rallier le ghetto de Nereyan.

----------

C'est en trottinant vers la sortie d'une de ces ruelles secondaires que le jeune garçon aperçut l'entrée des égouts, persuadé que cela signait la fin de leur cavale il accéléra le pas pour rejoindre la bouche d'égout entre-ouverte.

Au loin, le pas pressant des bottes ferrées se faisait à nouveau entendre, Artyom se colla contre le mur du bout de l'étroite ruelle d'où comptait s'échapper le trio, il écoutait avec attention l'avancée de cette troupe presque aussi importante que celle précédemment éliminée. L'Ath porta lentement son index à ses lèvres, suppliant un silence des plus discret.

Il chuchota finalement ces quelques mots.

" Il va falloir s'avancer calmement, si cette troupe nous repère, je crains que même votre karenya ne nous soit pas d'une grande utilité. "


-------
Nereyan - le Ghetto
-------

" Vous n'avez pas l'habitude de cette insalubrité, n'est-ce pas ? " lâcha l'homme en la guidant à l'écart des flaques crasseuses des égouts. Le trio avait dû se faufiler par la bouche d'égout, dévalant rapidement l'échelle rouillée qui menait aux Ghettos.

" Ici vous êtes à l’abri du jour, du soleil, du beau temps. Ici, chez nous si j'ose dire, nous avons la chance de vivre en dessous de vos belles demeures, nous avons la chance de cohabiter avec vos propres déchets et ici règne des créatures bien plus horribles que les inquisiteurs, mais nous tâcherons de les éviter... "

Le petit groupe s'avança dans l'une des allées principale, bifurquant ça et là au coin de ruelles bien trop connues pour leurs sordides histoires qui ont fait leurs tristes renommées.

Tout en marchant l'Ath s'attardait à surveiller les différents angles des couloirs, laissant traîner son regard au loin, dans l'obscurité de l'horizon, laissant l'atmosphère devenir silencieusement pesante et désagréable.

C'est en prenant une nouvelle fois une ruelle secondaire que le trio se planta devant une petite maison à étage, accolée à d'autres modestes bâtisses similaires. Le garçon crocheta maladroitement la serrure et s'enfonça dans la demeure qui à première vue, tombait en ruine.

-------

L'Ath laissa pénétrer Jack et Landril avant de refermer silencieusement la porte derrière eux, veillant à enclencher les nombreux loquets qui condamnaient l'issue craquelée de cette vieille maison. Le jeune garçon se retourna et s'agenouilla au pied de la cheminé, saisissant une vieille boîte d'allumette poussiéreuse qu'il contempla longuement.

" Ici vous ne trouverez pas d'esclave, pas de servants, de domestiques, appelez cela comme vous voudrez, mais au moins c'est petit et chaleureux. (l'homme passa un doigt sur le rebord de la cheminée) bien que poussiéreux à dire vrai... Installez-vous, la chambre est à l'étage et la salle de bain se trouve juste à côté, si vous voulez vous rafraîchir le visage durant la nuit. "

Artyom craqua une allumette, jetant cette dernière dans le tas de bois placée dans la cheminée, cette dernière se mit à crépiter, des étincelles se mettant petit à petit à danser, illuminant discrètement le visage endormi de l'Ath qui tourna la tête pour trouver le regard de la jeune femme.

" Vous pouvez dormir sur vos deux oreilles, personne ne viendra chercher quelqu'un comme vous ici. Vous n'aurez qu'à repartir demain matin et tout sera oublié madame. "

Le garçon lui accorda un sourire discret qu'il espérait être réconfortant pour elle.

" Vous désirez peut-être une tisane...? Vous pourrez tranquillement boire celle-ci je pense. "

Jack s'avança jusqu'au fauteuil délavé qui était situé juste en face de la cheminée, le molosse grimpa dessus et s'empressa de tourner plusieurs fois sur lui-même avant de s'affaler sur le support, soupirant longuement, marquant une fatigue des plus lourde pour l'animal.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Lun 23 Déc - 12:56

La jeune femme attendit de recevoir la permission de Jacinto avant d'user de sa magie. Elle se concentra un instant pour réduire son poids et celui de son chien, puis prit délicatemment ce dernier dans ses bras, faisant attention qu'il ne panique pas. Elle lui murmura quelques paroles rassurantes à l'oreille puis sauta à son tour par la fenêtre, atterrissant en douceur sur les pavés. Reposant aussitôt l'imposant molosse, elle vérifia qu'il se portait bien puis emboîta le pas à son guide. Ils empruntèrent des ruelles sombres et étroites, de celles qui n'étaient pas forcément les plus empruntées de nuit et où la Garde passait moins souvent, afin de ne pas se faire repérer.

Une bouche d'égoût entre-ouverte à la sortie de l'un de ces petits passages sembla être leur porte de sortie et ils accélérèrent le pas, quand au loins se firent entendre les claquements des bottes ferrées des inquisiteurs. Jacinto se colla contre le mur et la vethael s'empressa de l'imiter, hochant à peine la tête quand il lui fit signe de ne pas faire de bruit. Les pas s'éloignèrent et ils se dépêchèrent de rejoindre l'entrée des égoûts.

La plaque soulevée, ils durent descendre une échelle rouillée et Landril fit de nouveau appel à sa magie pour facilité la descente de Jack, auquel elle rendit finalement son poids d'origine quand ils touchèrent le sol. Marchant entre les flaques crasseuses, ils s'avancèrent dans le passage sombre, la jeune femme étant obligée de faire toute confiance à son guide pour ne pas se perdre. Elle ne répondit pas à sa question qui lui semblait n'attendre aucune réponse puisqu'il la connaissait certainement déjà. Et en effet, malgré le fait qu'elle soit déjà venue à Nereyan plusieurs fois, il lui était tout simplement impossible de dire qu'elle s'y était habituée. L'odeur et la saleté --- ces mots étaient bien doux par rapport à la réalité --- qui régnaient en ces lieux étaient bien trop près de la limite du supportable.

Le trio s'avança dans le Ghetto, dans ce qui devait correspondre à une allée principale, plus large et un peu plus sèche que le passage par lequel ils étaient arrivés, et bifurqua plusieurs fois au coin de ruelles sur lesquelles la jeune femme ne pouvait mettre de nom. Chacunes d'elles devenaient lorsqu'elle s'en approchait un objet de surveillance accrue. Il était tellement facile de se laisser surprendre dans les ombres et les passages étroits lorsque l'on était trop occupé à regarder où l'on posait les pieds. Entre eux, la conversation s'était tue, chacun tendant l'oreille, les sons devenant grande source d'informations dans l'obscurité.

Enfin, Jacinto s'arrêta devant une masure à étage, appuyée contre d'autres pauvres bâtisses du même genre qui semblaient prêtes à s'écrouler. Il crocheta maladroitement la serrure et la vethael hésita un instant à lui proposer son aide, mais la porte finit par s'ouvrir et ils pénétrèrent à l'intérieur.

Landril examina la pièce poussièreuse qui ne semblait pas avoir été utilisée depuis plusieurs années et entendit les claquements des loquets qui bloquèrent la sortie. Elle se retourna avec inquiétude en cherchant par où il lui serait possible de fuir mais l'homme ne sembla pas percevoir son trouble et s'approcha de la cheminée, dans laquelle il réussit rapidement à allumer un feu. Il lui offrit un léger sourire auquel elle répondit timidement, toutefois rassurée par ses gestes calmes. Jack s'installa avec fatigue dans un fauteuil délavé faisant face à la cheminée, et la jeune femme ne put s'empêcher de trouver que la petite maison, aussi délabrée et poussiérieuse qu'elle soit, était bien plus acceuillante que les grandes pièces vides de la demeure de sa famille.

- Merci. Vous en faites beaucoup pour moi, alors que nous nous connaissons à peine...

La vethael se rapprocha de la cheminée et des les flammes diffusant une chaleur réconfortante, perdant son regard dans les lueurs dansantes.

- Vous dites que demain matin tout sera oublié, mais j'espère que vous vous trompez. Je n'ai pas envie d'oublier ce que vous avez fait pour moi aujourd'hui.

Elle releva les yeux et lui offrit un sourire reconnaissant et sincère, avant de porter son regard vers l'escalier. Maintenant qu'elle se sentait en sécurité, qu'elle avait mangé et qu'il faisait chaud, elle commençait à sentir la fatigue accumulée au cours de la journée et n'avait plus qu'une envie : s'allonger et dormir pendant au moins quatre heures.

- Si vous me le permettez, je vais prendre congé pour ce soir., annonça-t-elle en s'inclinant. Je vous souhaite une bonne nuit... Jacinto...

Elle avait un instant hésité sur le titre qu'elle devait utiliser, craignant qu'il s'énerve qu'elle lui donne du ''sire'' comme l'avait fait le patron de l'auberge, et avait finalement opter avec une légère gêne pour le nom qu'il lui avait donné. Landril se détourna et gravit ensuite prudemment les marches, trouvant rapidement la chambre dont il avait parlé. Elle laissa la porte ouverte pour que la chaleur du feu vienne réchauffer la pièce froide et rejoignit le lit, sur lequel elle se laissa presque tomber avec un soupir fatigué. Entre la course, plusieurs utilisation de sa karenya et cette migraine qui lui vrillait de plus en plus les tempes, elle n'eut aucun remord à choisir de remettre au lendemain la fin de sa mission. Se roulant en boule dans sa cape, la jeune femme ferma les yeux et ne tarda pas à s'endormir.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]   Ven 3 Jan - 23:30

L'homme gardait un long silence, se reposant lourdement sur le parquet craquant de la vieille bâtisse, s'adossant avec fatigue contre le fauteuil poussiéreux où reposait son compagnon. Artyom contemplait avec rêverie le brasier naissant, écoutant néanmoins les douces paroles de son interlocutrice.

" Je vous en pris madame, nous ne sommes peut-être pas de la même race, pas du même sang, nous n'avons pas tous eu la même enfance, mais nous tous méritons néanmoins de vivre, qu'importe la richesse des uns et des autres. N'ayez pas de dette envers moi, je ne vis plus que pour ça, je ne vis que pour me battre, je n'existe plus que pour saigner... Je vous souhaite une bonne nuit, Landril. " soupira t-il en baissant la tête tandis que le craquement des escaliers résonnait discrètement dans la pièce et que la Dame disparut du haut de ces marches.

L'Ath contempla longuement la cheminée, hésitant, l'air abattu et résigné. L'être plongea finalement sa main dans son manteau et en retira une lettre qu'il déplia devant ses deux orbes vertes, épluchant avec attention les moindres mots de cette missive.

" Demain soir.. "


A son souffle Artyom jeta la lettre dans les flammes et prit entre ses mains son masque précédemment rangé dans son manteau, l'homme passa symboliquement ses mains sur la matière osseuse de l'artefact avant de se mettre au travail. L'être tira une boîte cachée sous le fauteuil, dévoilant à son ouverture une multitude de poudres colorées et de peintures éphémères qu'il appliqua avec générosité sur le masque, teintant cet artefact de couleurs rappelant les épices duereniennes, les couleurs des parures de ces nobles Dames des maisons ensablées, rappelant avec délices les chants poétiques de ces bohémiens qui se donnent en spectacle dans les rues chaleureuses de cette grande cité.

" Demain.. "

Répéta l'homme tout au long de son travail avant de s'endormir d’épuisement, le menton posé sur son torse, le visage à moitié enfoncé dans le haut de son manteau. Sous les ronflements apaisants de Jack et le crépitement incessant de la cheminée, l'homme se mit à rêver lourdement.

Dés son réveil, la Dame serait alors libre de partir comme elle était venu.

-------
Demain soir, au bal masqué de Dame Vandril, aura sans doute lieu la plus grande entourloupe qu'ai connu cette cité. Demain soir je sèmerai l'horreur dans sa propre demeure, qu'il m'en coûte la vie, les esclaves seront libres et les nobles seront morts. Cet horrible marché n'a que bien trop duré, il est temps d'inverser les souffrances.
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[Terminé] Qui ne risque rien... [PV d'Artyom + libre]

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