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 Maître des Masques, bawé, j'ai du skill.

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JOURNAL DE VOYAGE

Alliance : Rebelle a tendance neutre..? Neutre a tendance rebelle..?
Capacité & Magie:
Relations :

Maître des masques


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Ici depuis le : 20/11/2013

MessageSujet: Maître des Masques, bawé, j'ai du skill.    Jeu 21 Nov - 19:31





Shacklocks Leith

« Pour réussir, retenez bien ces trois choses : voir est savoir, vouloir est pouvoir, oser est avoir. »


SURNOM : Essayez de lui en donner un... Cependant il est connu à Neyeran sous le nom d'Aiden et on l'appelle Maître ou Maître des Masques.
ÂGE PHYSIQUE : 32 ans.
ÂGE REEL : 624 ans.
GENRE : Homme.
ORIENTATION : Non définie.
RACE : Panael vampirisé.

CASTE : Noble.
ORGANISATION: Ombre.
ALLIANCE : Neutre... à forte tendance rebelle.
MÉTIER : Écrivain à la cour et Maître des Masques à ses heures perdues.





DONS :

Manipulation.
« Ce que je veux, je l'obtiens. »

Anticipation.
« Comment..? Vous ne jouez plus aux échecs avec moi..? Allons très chère, revenez. Je promets d'être moins attentif. »

Sens magiques développés.
« Qui est le plus dupe de nous deux ? »

Mémoire infaillible.
« Réfléchis bien avant de faire ou de dire quelque chose, petite chose. »

Forme brumeuse.
« Attrape moi si tu le peux. »

FAVEUR DE LA ROSE :

Œil de vérité.
« Non seulement je me souviens, mais en plus vous ne pouvez pas mentir. Je suis décidément quelqu'un de charmant... ♥ »



MAGIE :

Effroi.

« Un frisson... L'air froid qui semble vous empêcher de bouger... Tétanisé par la peur que je vous inspire. Comment cela se fait..? Aucune explication. Vous ne parvenez pas à faire autre chose que d'avoir peur... Heureusement pour vous, je ne l'utilise que rarement. Cela me met "mal à l'aise" de vous insuffler cette angoisse que je lis sans grande peine dans vos yeux. Malgré tout, c'est un moment désagréable, l'impression de n'être qu'un souris face à un lion... et puis, nous savons tous que la peur est mauvaise conseillère en matière de survie. »


AUTRES :

Armes.
Comme s'il avait besoin d'une arme...

Objet de valeurs.
Il y a de tout. Ce a quoi il tient le plus est sans doute son collier. Une sphère bleutée retenue par un file d'argent qui l'enroule délicatement. Qu'il ne quitte, pour ainsi dire, jamais.

Anecdotes.
Posez-lui la question, tiens. Ca promet d'être hilarant.

Secrets.
Il en a. Autant pour la cour que pour le Nereyan.




CARACTÈRE


« L'immortalité est un cadeau empoisonné. »


Tu es quelqu'un de doux, de délicat, de charmeur et de maniéré. Tes mots ne sont jamais prononcés durement, tout ce que tu dis découle de la tendresse. Même lorsque tu menaces, tu sembles attentionné. Tu attires les gens comme des mouches sur du miel. Sans réellement chercher à les avoir. Tu te caches derrières des semi-vérités, pourtant, rien ne semble prédire un mensonge. Pourquoi personne ne peut te traiter de menteur ? Tout ce que l'on veut, c'est te croire. Alors que tu n'es plus que l'ombre de l'homme que tu étais. Pourquoi ta gentillesse pousse les gens à vouloir voir du bon en toi ? Tu l'ignores. Compréhensif et non pas compatissant. Tu ne sais même plus ce que veut dire le ce mot. Tu écoutes les autres, donnes des conseils avisés et réfléchis, parce que tu es sage. Tu ne prends jamais trop de risque, de peur que l'on ne te chasse de ta noble place. Ouvert, tu es capable d'entendre plus de choses que les autres membres de ta race. Cela fait-il de toi un Panael moins orgueilleux ? Non. Tu es présomptueux, sur de toi, orateur endiablé des soirées lumineuses et alcoolisées. On aime entendre le timbre chaud de ta voix rauque. Tes histoires bercent ton publique d'illusions... Tissus de mensonges. Personne ne sait réellement de quoi tu parles, tes phrases sont des flots d'incompréhensions. Enivrantes et somptueuses. Buvez le nectar de ce que vous pensez être parfait.

D'un naturel calme, tu prends souvent cet air de réflexion qui ne fait qu'accentuer les possibles douceurs que tu peux susciter dans les chimères de ceux qui t'observent. Pourquoi as-tu l'air si triste ? Tu n'es pas triste, en réalité, tu ne ressens plus rien. Vide. Mort et vivant. Mais que fais-tu donc toujours ici ? Pauvre âme errante. Malgré cela, il t'arrive de rire, de ressentir au fond de ton cœur geler une once de joie. Tu n'es pas totalement dépourvu d'émotions, non. Tu ressens encore l'envie de vivre pleinement ta seconde chance. Paradoxalement, tu es mélancolique et lunatique. Tu penses qu'écrire te rendra tes sentiments, tu te berces d'illusions, mon tout petit Leith. Prévoyant, stratège et manipulateur, tu passes parfois du blanc au noir. Colères effrayantes parce que les ordres n'ont pas été appliquer correctement. Tu aimes les jolies choses, les choses bien faites, tu n'hésiteras pas à punir ceux qui ne sont pas capables de faire de telles créations. Ton rôle est un art dont tu ne fais pas violence. Non, tu préfères abattre un homme avec tes mots plutôt que de te salir les mains. Tes ambitions sont grandes... rien ne saura te faire reculer... sans état d'âme... cruel avec ceux qui veulent du mal aux tiens... Prétentieux de promettre un avenir glorieux. Jamais tu ne lâcheras l'Ombre. Eux qui te sont espoirs.



PHYSIQUE


« Peu importe ce qu'ils disent, écoute-toi et les autres écouteront. »


Leith... Sieur Shacklocks, tu es grand. Ou peut-être est-ce les autres qui sont trop petits..? Tes mains sont pourvues de longs doigts fins. Tu n'es pas spécialement musclés, bien que tu ne sois dépourvu de force. Tes longs cheveux noirs sont la plupart du temps attachés en une queue de cheval laissant une mèche glisser sur ton front alors que deux autres, longues, tombent sur tes épaules. C'est bien moins gênant que toute ta masse sombre. Tes yeux verts brillent d'intenses pensées, alors que les muscles de ta mâchoire carrée sont souvent contractés. Quand tu souris, on croirait voir un ange. Tant de douceur en un seul geste couplé à ton regard tendre... Tu as tellement l'air d'un homme parfaitement doux. Tu n'avais rien de spécial, rien de remarquable, rien qui ne puisse te faire paraître différent de tes compères avant que tu ne te fasses mordre. Maintenant, c'est un peu différent. Tes voyages nocturnes te font par moment croiser les chemins de personnes chez qui tu insuffles de l’intérêt. Tu le vois comme un avantage de prédateur. Il forcément plus aisé de chasser lorsque les proies courent vers vous plutôt que de vous fuir.

Il y a le fait que tu sois un homme distingué, peut-être que cela aide. Le timbre rauque, mielleux... chaud de ta voix légèrement cassée. Cependant, tu n'accordes pas la moindre attention au charme que tu possèdes. Non, c'est un atout de plus, qui sans doute va de paire avec ton statut. Ta carrure et ta hauteur imposent l'admiration. Présomptueux, tu as le droit de l'être, lorsque tu parles de toi.



HISTOIRE


« Laissez faire ceux qui savent. »




Il redresse doucement la tête vers elle, assit dans son fauteuil rembourré. L'Ath ronronne doucement en se glissant sur les genoux de son Maître, un sourire amusé aux lèvres. Elle l'observe des ses yeux émeraudes. Leith la laisse faire, finissant par regarder plus loin, les bras sur les accoudoirs. Il ne sait pas trop quoi penser des descriptions qu'elle vient de faire. Peut-être qu'elle le connait mieux que ce qu'il n'ose penser. Ses bras entourés de filaments noirs se pose sur ces cuisses fines. Elle a des formes de femmes, mais ses jambes se finissent en fines pointes. Leith se demande comment elle fait pour tenir debout, bien que cela lui donne une démarche délicate. Son visage est dissimulé sous une espèce de masque. Sa voix mécanique et aiguë ne dérange plus le Panael qui s'y est habitué. Il reprend sa lecture en silence dans un premier temps, alors qu'elle lâche un second ronronnement. Il la regarde longuement.

« Je n'aime pas ta façon de parler de moi, Krysta. »

Elle tourne son étrange regard vers lui, un demi sourire aux lèvres.

« La vérité vous fait-elle mal, Maître ? »

Leith lâche un soupire en la repoussant doucement pour se lever. Il se dirige vers la fenêtre. Il repense à son passé, à ce qu'il est devenu et son futur. Rien de bon, rien de mal. Qui est-il ? Un être de pur neutralité. Bien qu'il éprouve un violent ressentiments pour les injustices qui condamnent par castes. Il pose son regard sur l'Ath qui prend place, telle une reine, dans le siège confortable. Tout ceci est en partie grâce à elle. Mh. Vous vous attende peut-être à une histoire extraordinaire concernant le Maître des Masques..? Alors qu'en fait, il n'y a rien de fantastiques. Sa vie est des plus banales et l'a toujours été. Espoir de ses parents, il ne se vit pas grandir. Etudiant assidu, il ne relâcha jamais la pression. Soif d'apprendre, ambitions à assouvir. Il était bien entouré. Le seul événement troublant de sa vie est arrivé lors qu'il avait vingt-trois ans. C'est le moment où il a commencé à réfléchir sur la politique de la cité.


Les dessins d'un chemin tortueux: Krysta.

Ses doigts fins parcourent le feuille, lisant silencieusement son livre, assis à l'intérieur. Il n'a pas envie de se mêler tout de suite au beau monde, non. Les contes et les légendes de sa cité le passionne bien plus que les derniers ragots des élus. Quand bien même il serait concerné, il finira par l'apprendre par sa douce mégère de mère. Il préfère de loin rester avec le petit groupe d'hommes et de femmes présents,plutôt que l'espèce de vente aux enchères de ragots sur la terrasse. Leith roule des yeux en y pensant, avant de regarder son père qui discute bruyamment avec les autres. Il se trouve bien calme aujourd'hui, mais sûrement pas passif. Rétorquant avec tact et ironie aux vannes des plus âgés. Les jambes croisées, un fin sourire s'étire sur ses lèvres en écoutant leurs âneries.. C'est bien plus amusant que l’hypocrisie de l'autres groupe. Au même moment, une petite fille entre en criant, poursuivie par un gamin. L'air effrayée, elle cherche un protecteur de ses yeux gris et vifs. Ses petites jambes bougent soudainement plus vite, sa course la menant droit sur celles de Leith. Elle grimpe à une vitesse effrénée pour venir passer ses bras fins autour de son cou. Les plus âgés rient au spectacle, alors qu'elle tente de se défaire de son pseudo agresseur.

« Paaaaaaaaaaaaaaaaaaapa ! Zélote il m'embête ! »
« J'ai vu, oui. Papa aimerait cependant ne pas mourir étouffé, chérie... »
« Oup.. ! Pardon..! » elle relâche à peine sa prise avec que son attanquant lui lâche la jambe en comprenant que c'est le père de sa camarade de jeu.
« Bien. Malgré tout, je continue de penser que tu l'as un peu cherché, alors tu vas descendre et te battre contre ce vilain ou fuir aussi vite que tes petites jambes te le permettent. » il semble très amusé.
« Papa.. ? » elle se rapproche de son oreille pour chuchoter « Toi, tu ferais comment.. ? »
«  Je ferai ce qui me semble le plus malin. » répond-il sur le même ton.

Elle hoche la tête en se tournant vers Zélote, la petite remonte ses manches en fronçant les sourcils. Son vis-à-vis recule un peu, tout étonné de ce nouvel élan de force. Elle lui bondit dessus, profitant de ce petit moment de relâchement. L'évitant juste un peu avant de lui rentrer dedans pour prendre ses jambes à son cou en hurlant de rire. L'autre joueur se jette à sa suite, outré de s'être fait berner aussi aisément. Des rires résonnent après leur départ. Son propre père lui tapote l'épaule, fier de sa descendance. Ailée a maintenant cinq ans et Leith se fait doucement à l'idée d'être devenu lui-même père aussi rapidement. Cette union avait été vue par leurs parents recpectifs, bien que les deux partis ne furent absolument pas contre. Non, puisqu'ils étaient plus tout de suite et avec les temps, ils ont appris à s'apprécier davantage encore. Malgré le fait que lui ne soit pas sûr d'avoir éprouver autre chose que de l'attirance à l'égard de la mère de son trésor. L'amour qu'il porte à sa fille est indéniable. Son petit bébé, sa précieuse enfant. Il affectionne sa femme, mais pas autant que le fruit de leur union. Le fil de ses pensées est rompu par les braillements d'une femme sur la terrasse. Il fait doucement signe des personnes qui sont dans la même pièce que lui ne pas bouger, il va voir. Une jeune femme tient une Ath par les cheveux tout en hurlant au vol. Leith fronce les sourcils, prenant garde d'être très à l'écoute de chacun des mots que prononce le tyran. Petit à petit, il reconnait la servant de sa mère. Jamais cette créature n'aurait osé un tel acte, seulement, qui la croira ? L'accusatrice s'enfonce dans son mensonge, ce qui agace le Panael qui se tait pour le moment. L'Ath ne dément pas, baissant la tête. Elle prend d'ailleurs un premier coup, une belle gifle. Il n'aime pas trop la tournure que prenne les choses, alors qu'Ailée court se réfugier dans les bras de sa mère. Sa femme est attablée avec les autres convives, dont la belle-mère de cette dernière. Il tique un peu en voyant sa génitrice approuver la correction. Il se râcle la gorge pour interrompre la sanction, le temps pour lui de s'exprimer.

«  Sauf tout le respect que je vous dois, mère, des objets ont-ils déjà disparu dans votre maison?»
Un temps de réflexion naît chez la femme. «Et bien oui.»
« Etait-ce elle la coupable?»
«D'aussi loin que remonte ma mémoire; non. »
« Pensez-vous, dans ce cas, qu'elle ait soudainement eu envie de changer?»
«Je ne sais pas, fils.» elle hausse les épaules.
«Me traitez-vous de menteuse, Leith?»
« Je n'ai nullement préféré de telles accusations, mais peut-être que la culpabilité vous délie la langue avant que je n'arrive à une conclusion telle que celle-ci?»
«C'est moi qui ai pris le collier.»
L'Ath les coupe de son étrange voix. Les deux mentent. Leith esquisse un demi-sourire.
« Bien, alors tu seras punie. Je m'en occupe personnellement, puisqu'elle fait partie de notre maison.»

Un froid se jette sur l'assemblée. L'angoisse prend peu à peu les spectateurs et les protagonistes de cette surptide mise en scène. Sauf la petite Ailée, qui regarde les autres, sans comprendre. Ne voyant aucune opposition, il tire brusquement la présumée coupable par le poignet, l'obligeant à le suivre. Ce qu'elle fait sans résistance. Le Panael rouvre son livre à la page qu'il avait soigneusement retenue tout le long, reprenant sa lécture en marchant. Il a lâché la femelle qui avance sans le regarder, se détendant au fur et à mesure que l'Effroi se dissipe. Un silence qui lui est pesant coule entre les deux êtres qui suivent les rues pavées de la cité. Il ne prend pas en considération la présence de la servante, sa caste étant trop insignifiante pour lui faire la discussion. Ce qui l'a dérangé dans cette histoire, c'est le mensonge injuste dont elle a été victime. Surtout qu'un être de sa race n'avait pas à s'abaisser à mentir au sujet d'une femme de cuisine. Leith a un sens de la vérité différent ; étant donné qu'il sait quand on lui ment, il a horreur de les gens plonger tête baisée dans un tissu de fabulations. Arrivé chez lui, elle le laisse passer, observant toujours le sol. Il l'invite à le suivre, il prend place dans un large fauteuil, alors qu'elle se tient droite devant lui, silencieuse comme la mort. L'ouvrage se referme dans un bruit étouffé.

«Comme t'appelle-t-on?»
«Krysta...»
« Es-tu une voleuse?»
«...»
« As-tu pris le collier?»
«Oui...» premier mensonge.
« En aucun cas ce qu'a affirmer Dame Aube n'est faux, n'est-ce pas?»
«J-je... Certes... L'inverse ne peut être...»
« Me mentir ne sert à rien ici. Parle avant que je ne change d'avis et que moi aussi je te rue de coups.»
«A quoi bon ? Qui me croira?»
« Moi.»
«Vous seriez bien le seul, Sieur.»
« Et donc ? Tu demandais qui pourrait te croire, tu as ta réponse. »
Krysta penche la tête sur le côté comme l'aurait fait un hibou. « Vous... me feriez confiance..?»
« Si tu promets de ne plus me mentir, oui.»
«Je le jure. Je vous le promets...»

Leith esquisse un sourire, en voyant la soudaine confiance de l'Ath. Elle joue avec ses étranges doigts noires, attendant la réponse de son vis-à-vis. Il chasse ses longues mèches dans son dos, songeur.

« Soit. Explique-moi ce qu'il s'est passé. Cela restera entre nous. Si je considère que tu me dis la vérité, tu auras ta place ici. Ma mère ne verra d'objection à ce qu'une voleuse vive ici plutôt que sous son toît. »
«Je ne suis pas une voleuse. Quand j'ai traversé la pièce, Dame Aube était en train de prendre des bijoux. Personne ne m'aurait cru, de toute façon, mais elle m'a attrapée et m'a juré de me faire passer le plus mauvais moment de ma vie.»
« Vous savez écrire?» lance-t-il satisafait.
«Je... Je copie à la perfection.»
« Bienvenue chez les Shacklocks.»




Deviens ma femme et je promets d'être doux.


«Souhaites-tu que ta mère me tue, fils ?» lance-t-il en riant.
« Non, vous manqueriez le somptueux gâteau de mariage.»
«Ah ! Fils.»

Le chef de famille tapote l'épaule de son garçon. Leith va ranger son livre avant que son géniteur ne devienne fou, profitant pour s'éclipser un moment. Pour réfléchir en observant son reflet dans le miroir. Ses longs cheveux noirs tombent à peine en dessous de ses épaules et il a pris la peine de se raser correctement. Son premier ouvrage touche à sa fin et, sans vouloir paraître agacé, ce repas le ralenti. Le jeune homme souhaite tout de même faire plaisir à ses parents en rencontrant cette ingénieur. Une perte de temps, un ralentissement dans sa vie professionnelle, mais peut-être qu'il serait moins seule avec une jolie compagnie et un lit chaud. « Jolie », ça il ne le sait pas encore. La porte s'ouvre en grand dans son dos avec une certaine violence et sa mère lui attrape le bras. Hâtivement, elle le scrute sous toutes les coutures.

«Fils, je t'en conjure, dépêche-toi ! Ils arrivent ! Comment me trouves-tu? Je n'en fais pas trop ? ... Et le repas ? Penses-tu qu'il fasse l'affaire ? Allons Leith ! Hâte-toi!»
« Je me presse. Vous êtes magnifique. Non, cela vous va très bien. Le repas sent bon, en tout cas. Il sera suffisant. Je ne peux aller plus vite mère, vous me traînez derrière vous. »

Elle s'arrête, le lâche avant de faire une grimace désolée. Leith rit. Il a vraiment l'impression que ce sont ses parents qui vont se marier. Tous les deux sont d'un stressé, tandis que le jeune homme est plutôt détendu. Arrivés dans l'entrée, la voix forte de son père résonne comme toujours. Il semblerait que les invités sont déjà présents. La Panael prend le bras de son fils qui incline la tête arrivé  la hauteur de la famille de sa future épouse. Tous semble nerveux sauf lui. Son regard vert se pose sur la demoiselle qui a rendu fou ses parents, pensif. Des cheveux blonds, un petit nez, des lèvres fines et des yeux gris. Une jeune dame tout à fait délicate. Attirante, mais pas exceptionnelle non plus. Elle pique un fard en remarquant l'examen de Leith qui sourit en s'inclinant. Il salue d'abord ses parents avant de lui faire un baise-main. Les joues rosies de la jeune fille ne la rend que plus adorable. L'écrivain à très envie de la taquiner, mais pour le moment, il se contentera de lui faire un sourire un brin moqueur.

« Ravi de faire votre connaissance, Ehrie.»
«Tout le plaisir est pour moi... J'espère que nous ne dérangeons pas votre plume...»
« Un teint si beau ne saurait déranger quiconque, très chère.»
«Oh.. ! Je... Je suis enchantée de l'entendre..!»

Leith lui offre son bras qu'elle prend sans une hésitation. Leur entourage se détend considérablement. Le jeune homme note la différence de taille non négligeable. Le repas se déroule dans une bonne ambiance d’anecdotes toutes aussi gênantes les une que les autres. Ehrie lorgne Leith du coin de l’œil. Elle juge ses gestes, ses mots, son physique... attendant sagement de lui trouver des défauts ou des points communs. Et lui écoute, répond et démontre sans peine le gendre parfait qu'il est. Manipulateur, certes, avec une certaine classe. Pas une fois elle s'est adressée à lui en usant de son prénom. Une timidité insoupçonnée lorsque l'on juge son caractère plutôt fort. Leith trouve que chaque occasion est bonne pour la faire rougir. Chose qui amuse énormément son père. Le jeune homme ne pense pas une seule seconde qu'elle puisse le voir comme une raillerie, puisqu'elle sourit doucement à chaque fois. A la fin du repas, il l'emmène dans le jardin, loin des échanges satisfaits des Panaels présents.

Assis sur un banc, le silence s'insinue entre eux deux dans un premier temps. Un rire lui échappe. Il s'adosse au banc et elle lui lance un regard interrogateur. Le brun lève les yeux vers le ciel. Le mutisme de sa future compagne ne le gêne pas, il s'en amuse. Pourquoi tant de retenue en sachant qu'ils vont sans doute finir par se marier, vivre ensemble, avoir des enfants et s'aimer ? Leith sait que les sentiments viennent avec le temps. Alors à force de se côtoyer, ils vont arriver à former un très beau couple de nobles. Ehrie replace une mèche dorée derrière son oreille en rougissant. Cette fois, il n'a pourtant rien dit.


« Le silence ne vous gêne pas, Ehrie?»
«Si, un peu... Mais je peux comprendre que vous n'ayez rien à dire à une inconnue... » répond-t-elle doucement.
« Je sais plus de choses de vous, maintenant que le repas est terminé. Etre seule avec moi vous rend nerveuse. Voulez-vous rejoindre nos parents?»
«N-non... restons ici.»
« Comme il vous plaira, ma douce amie.»

Il recommence à contempler la voûte céleste perlée d'étoiles scintillantes. Il essaie d'imaginer sa vie avec elle; pleine de silence. Puis plus détendue et joyeuse. Ce n'est peut-être pas lui qui l'a choisie mais il sait qu'au final, ils parviendraient à vivre ensemble.

« Vous ne pensez pas être capable d'amener un sujet plaisant?»
«J'ignore même par quoi commencer...» rétorque-t-elle en le regardant.
« Peu m'importe, je vous écouterai.»
«Je n'ai pas d'idée...»
« Si vous êtes venue, c'était pour être sûre de prendre la bonne décision ou pour démontrer votre accord à cette union.» Elle reste bouche bée, passant au rouge pivoine. « Je vais essayer une autre formule, si vous permettez.» la jolie blonde hoche la tête. « Souhaitez-vous être mon épouse?»

Leith éclate de rire en voyant la frimousse totalement mal à l'aise de la demoiselle. Elle gonfle les joue.

« Vous vous moquez..?»
« Je n'oserai ! Votre réaction fut forte adorable, Ehrie.»
«Humpf.. ! Ce n'est pas drôle ! Je vous ai pris au sérieux.»
« Et je l'étais, très chère. Vous savez, je m'appelle Leith.»
«Oh... euh... Oui, je le veux.... et euh...  oui, je connais votre prénom...»
Il lui caresse doucement le bras d'un revers de main.
« J'en suis ravi.»

Étrangement, cette affirmation l'a détendue. Ils ont fini par rejoindre leurs parents. Discussions sur discussions, les liens se tissent et le temps défile. La soirée touche à sa fin. Il s'en rend compte que lorsqu'ils sont devant la porte. Les politesses d'au revoir passées, il les regarde s'éloigner. Du moins, il la regarde. Puis elle se retourne à mi-chemin jusqu'au portail.

«Leith..?»
« Oui, très chère?»

Son sourire s'étire davantage en la voyant courir ver lui. Il la réceptionne au mieux, se serait-elle adressée à lui par son prénom ? C'est bien la première fois de la soirée. Elle lui vole un baiser avant de filer. La porte vient à peine de se refermer que son père et sa mère explosent de joie. Il n'est pas le seul à être heureux ce soir.

:&.&:

Ehrie tient les mains de leur enfant avec délicatesse. Le bambin agite ses petites jambes dans un premier temps, avant de prendre pied. D'un équilibre précaire, elle commence sa première ascension jusqu'au mont papa. Ailée « marche », tel un petit pingouin reprises. La petite s'accroche à lui, Ehrie s'élance vers eux pour se glisser dans ses bras avec sa jolie famille. Leith caresse la joue de son bébé, les yeux brillant d'amour.

«Elle est douée.»
« Mh. Pire que cela, elle est parfaite.»
«Leith... Serais-tu amoureux de notre fille?»
« Il semblerait.»

Elle les embrasse tous deux avant d'aller se mettre à table, reprenant ses plans. Leith commence à peine son troisième volume. Il regarde son petit bout de femme, allant se mettre en face d'elle. Ailée joue avec les cheveux de son père en babillant toute seule. Depuis quelques mois déjà, les deux Panael travaillent dans la salle à manger pour ne pas quitter leur fille. Qui elle, passe sa journée à se promener et à jouer. La pièce spacieuse lui offre un terrain de jeu vaste, surveillée de près par une domestique. Celle-ci arrive d'ailleurs avec le thé et le goûté de la demoiselle. La servante s'incline doucement avant de les servir.

«Voulez-vous que je m'en occupe?»
« Non ça ira.»

Elle s'incline une nouvelle fois la tête en repartant. Ehrie repousse ses plans le temps d'apprécier la petite pause qu'on lui offre. Ses gris observent l'homme et la petite fille, qui mange avec appétit.

«As-tu pensé à son éducation?»
« Je songeais à des enseignants que l'on m'a conseillé.»
«Merveilleux. »


Les engrenages de la vie tournent, même si on ne le veut pas.


«Père..?»
« Oui?»

L'adolescente à les yeux rivés sur les dragons. Danse lente et majestueuse dans le ciel. Le ballet de la garde d'élite émerveille la jeune fille comme à chaque fois.

«Tu penses qu'un jour je pourrais être de la garde de l'Impératrice Divine?»
« Pourquoi pas?»
«Mère pense que je serais une meilleure ingénieur...»
« Ta mère pense que l'Inquisition et les ingénieurs sont la solution à beaucoup de nos maux, mon trésor.»
«Et toi ? Tu penses pas comme ça?»
« Mh... Je ne sais plus quoi penser de tout cela, chérie. C'est ton avenir, non le sien. Tu as le droit de faire ce qu'il te plait de faire. N'écoute pas tous les souhaits de ta mère, elle me rend fou, moi aussi.»

Ses yeux partent à nouveau vers les cieux. Élevée dans le sens profond de la vérité de son père, elle sait qu'il ne ment pas. Et elle ne lui met pas. Elle n'aime pas savoir que son tendre père sait qu'elle cache des choses. Quand bien même elle le ferait, il laisserait penser qu'il la croit. Ailée le sait. La jeune Panael sait aussi que cet homme est sensible aux castes, mais pas de la même manière que les autres hautes races. L'adolescente ignore pourquoi, mais il n maltraite personne. La où un autre aurait puni sévèrement un domestique ayant commis une erreur, il lui ferait comprendre et chercher comment ne plus refaire la même faute. Pour s'améliorer. Ailée est fière d'avoir acquis ces valeurs que certains ne comprennent pas. Ce sont de grands débats d'adultes. De ce qu'elle sait, la plupart des races leurs sont inférieures, d'un point de vue purement Panael, cependant, comme son père, elle ne voit pas pourquoi les traiter comme des bêtes. Elle le regarde et Leith baisse la les yeux vers elle. La demoiselle secoue négativement la tête en revenant aux dragons. L'écrivain sourit en venant lui caresser les cheveux. Ailée se tourne ensuite vers Krysta qui attend plus loin pour ne pas gêner le moment père-fille de ses employeurs. L'Ath se tient droite, ses longues jambes lui dessinant une très belle silhouette. Elle tient les sacs des emplettes faites plutôt dans l'après-midi. La foule ne semble pas la gêner ni l'inquiéter. Elle attend simplement, fidèle à son poste. Ses iris viennent ensuite examiner son père. Sans savoir pourquoi, elle se dit que sans Krysta, Leith n'aurait pas réalisé certaine chose de leur société. En public, il ne s'adresse à elle que pour lui donner des ordres, mais lorsqu'ils sont chez eux et qu'il travaille, Krysta prend le rôle de conseillère. Ailée sourit, elle passe bien plus de temps entre son géniteur et l'Ath qu'avec ses deux parents réunis.Ehrie s'oubliant que trop souvent à son établi. A partir d'une certaine heure, son père n'a même plus besoin de demander à l'un des gardes d'aller la chercher. Parfois, la demoiselle se questionne... Est-ce que ses parents s'aiment toujours autant qu'à sa naissance ? Rien ne laisse pourtant penser qu'il n'y a plus rien entre eux. Elle les voit encore s'enlacer, se faire rire et se démontrer de l'affection. Étrangement, Ailée se dit quand même que son père souhaiterait la voir plus présente dans leur vie à tous les deux. La conclusion qu'elle parvient à faire : la fidélité et la présence de Krysta lui fait du bien et à elle aussi. Leith sent la petite main de sa fille se glisser dans la sienne. Ce qui étire davantage son sourire. Il finit par la serrer contre lui, passant son bras autour de ses épaules.

«On y va?»
«Baaah... F'oui, on peut rentrer maintenant !»
«Est-ce que tu as faim ? Ta mère ne rentrera pas avant que tu ne ne dormes. Peut-être que tu souhaites un repas spécial ?»
«Ça change pas le fait qu'elle ne sera encore pas là, père...» elle se serre un peu plus contre lui, regardant maintenant le sol.
«Je sais, princesse, je le sais. C'est un projet important.»
«J'aimerais un gâteau à la crème pour dessert.»
«Ça sera fait, demoiselle Ailée.» ponctua Krysta maintenant qu'ils sont à portée d'écoute.

Leith n'aime pas l'entourage de gardes imposants et voyants. Malgré cela, pour son adorable fille, il accepte d'être accompagné par deux d'entre eux. Elle sautille, suspendue à sa main alors qu'il s'arrête soudainement. Une jeune femme semble être importunée par une espèce de mendiant. Le Panael aime passer dans cette rue à cette heure car elle est tout le temps vide de monde. Visiblement ce n'est pas le seul. L'agresseur et la victime ne semblent pas les remarquer. Elle trop occupée à pleurer et lui a trembloter. L'écrivain lâche sa fille, l'Ath prenant presque instantanément la main d'Ailée qui se pince la lèvre en observant la scène puis son père. Le chef de famille leur fait signe de continuer leur route vers la maison. Une fois qu'ils se sont éloignés, il avance lentement observant avec intérêt. Le malfrat semble très nerveux, voire maladroit. La demoiselle en détresse, elle, s'agite. Elle recule de plus en plus vers une espèce de cul de sac. Leith plisse les yeux. On pourrait croire un chasseur qui rabat son gibier vers un lieu sans issu pur mieux l'abattre. À vouloir jouer les héros, il va finir par se faire avoir. La lame d'une dague scintille entre les doigts du pauvre homme. Après une brève hésitation, il se rapproche. Stoppé net dans son ascension, l'un des gardes est revenu. Il sort son épée et se dirige vers l'agresseur après une inclinaison de la tête approbateur de son maître. Au bruit des pas lourds du gardien, le mendiant sursaute et cesse totalement de bouger. Le protecteur le saisit par le col pour le soulever du sol. Leith vient ensuite pour aider la jeune fille, à peine plus âgée que la sienne, à se relever. Une gamine de famille modeste, en sanglot. Le Panael se penche pour lui tendre la main, se voulant rassurant. Elle prend la main, ne pouvant arrêter de pleurer.

«Rentrez chez-vous, jeune fille. Nous nous occupons de ce monsieur.»
«Merci... Merci sieur..!»
«Thill va vous raccompagner.»

Le gardien tourne la tête vers Leith, récupère la bourse de l'inconnue et l'arme de l'agresseur avant de le lâcher pour suivre la victime, à contre coeur. Il aurait bien protesté contre son maître, mais il sait que rien n'aurait changé sa décision. L'homme d'une trentaine d'années se tétanise en regardant Leith. L'effroi s'insinue lentement autre de lui, l'agresseur ne parvient plus a s'emplir d'angoisse.

«Que lui voulais-tu?» Lance-t-il doucement.
«J-je... Je... J'voulais juste sa bourse... J'lui aurais pas fait de mal, sieur... Je... J'ai un fils, m'sieur... Vous avez des enfants..? J'vous en prie... Me faites pas de mal..!»
Leith arque un sourcil, s'adoucissant un peu. Ce père est comme lui, prêt à tout pour son enfant, l'argent en moins. Il lui montre clairement qu'il ne lui fera rien, l'angoisse que Leith crée se réduisant un brin.
«Vous vivez dans les bas-quartiers ? Je ne vous veux aucun mal. Combien vous faut-il pour une semaine ?»
«Mh... J-je... Oui...» Il plisse un peu les yeux, dubitatif. «Quelques pièces, sieur. Juste quelques malheureuses piécettes.»
« Je cherche un coursier, vous auriez des revenus corrects et réguliers. »
« Que la Déesse vous bénisse..! Je... Ce serait... Oui... Oui, je... Merci..! Mer-... »

Son visage se décompose en voyant la lame traverser Leith. Le Panael cligne des yeux, une douleur indéfinissable naît en lui. Il s'effondre sur le sol, l'odeur de son propre sang s'engouffre dans ses narines alors que sa vue se trouble. L'agresseur... Il entend le son de sa voix entre la peur et la colère.

« Mais qu'est-ce que t'as foutu, sombre idiot ?! »
« J-je... J'pensais qu'il allait t'agresser... J... Je... »
« Il allait nous donner de l'argent ! » Leith perçoit le son d'un coup. « Putain... Putain... Qu'est-ce qu'on va faire..? » Il panique. « Astrid..! Il faut trouver Astrid ! Aide-moi à l'emmener ! Shey ! Bouge ! »

Leith souffre le martyr lorsque les deux hommes le soulèvent. Ses se ferment. Il n'a pas la moindre idée de ce qu'il va lui arriver. Pas la moindre idée de où ces deux l'emportent, pas la moindre idée de s'il va survivre. A-t-il seulement le choix ?

:&.&:

« Astrid ! Il bouge ! Il bouge ! Vite ! »
« Pousse-toi, Shey... Laisse lui de l'air. » Le visage d'une femme qu'il ne connait pas apparaît. « Comment vous sentez-vous mon petit nobliaux ? »
« Bien, je suppose... Mieux que la dernière fois que mes yeux furent ouverts du moins. »

La brune l'examine de ses yeux turquoises en les plissant. Une très belle femme, si on la sort du contexte actuel. Une cabane miteuse dans laquelle des bestioles semblent être les colocataires de l'inconnu. Une table faite de cartons accompagnée de tabourets de fortune. Une cuisine plus que rudimentaire... Il se demande comment les gens font pour vivre chaque jour ici. Le décalage avec sa vie est énorme. Bien pire qu'un fossé. Est-ce là une porte qui l'aperçoit ? Cette espèce de planche en bois... Il se souvient soudainement de sa blessure et ses mains se portent frénétiquement vers son torse, il soulève le tissus... Rien... Rien ? Il lève les yeux vers les deux inconnus, qu'il l'observe incrédule. Il aurait dû être mort à vrai dire. Tellement mort qu'il ne devrait pas être dans les bas quartiers. Il s'assoit se pinçant l'arrête du nez. Sa fille doit s'inquiéter, pire encore le pleurer. Malgré cette pensée, il ne parvient pas à ressentir quoi que ce soit. Seul un souvenir nostalgique d'amour le tourmente.

« Expliquez-moi, je vous prie. »
« Shey vous a tué. Vous êtes mort avant d'arriver chez-moi. Aucun des deux, Josh son père et lui, ne voulait ceci. J'ai donc pris la liberté de vous vampiriser. C'est la seule chose que je pouvais faire pour vous sauver... Hum ? »
« Aiden. »
« Aiden. Je vous ai juste offert une nouvelle chance. »

Leith fronce les sourcils. On lui offre la vie éternelle pour pardonner une faute grave. Pas un seul mensonge ne traverse ses jolies lèvres lors de son récit. Mais qu'espèrent-ils à sauver un noble ? Un autre aurait peut-être tout cassé dans cette « maison ». Lui réfléchit, il ne saisit pas l'intérêt qu'ils à le sauver. Il regarde son assassin, un adolescent, une quinzaine d'années voire moins.

« Merci. » Il se frotte un oeil, ses longues mèches noires tombant sur ses épaules. « Bien, depuis combien de temps suis-je ici ? Quelle est cette envie violente qui hurle en moi ? » Son regard froid se pose à nouveau sur le gamin. « Je ne sais pas pourquoi, mais je pourrais le violenter pour assouvir ce besoin qui m'est inconnu. »
Leith baisse la tête, tâchant de refouler cette pulsion et ses tremblements.
« Vous êtes parmi nous depuis sept nuits et sept jours... Aiden, c'est la soif. » Elle chasse le garçon pour aller fouiller un placard. « Vous allez devoir apprendre à vivre avec et à ne pas trop tarder pour boire. C'est du sang que vous désirez. Et je ne souhaite pas que vous fassiez un massacre. Tenez, ça vo-... »

Sans parvenir à se contrôler en sentant les effluves, il la saisit brusquement par le poignet pour vidre le contenu de la petite bouteille. Il frémit. Une sensation de satisfaction sur laquelle on ne peut mettre de mots le remplit, comblant la soif qui lui montait à la tête. La Panael la relâche, raide comme une planche. Il va devoir rentrer ainsi chez lui ? Un monstre assoifé et immortel. La vie va être longue désormais.

« Vous faire du bien. » finit-elle, amusée.
« Depuis combien de temps vivez-vous ici ? »
« Depuis que ma famille m'a mise à la porte. Une dizaine d'années, je dirais. » Enchaine-t-elle en se massant le poignet.
« Comment faites-vous pour rester ici ? Il n'y a que coupe-gorges et vouleurs. »
« Il y a aussi des familles, de pauvres gens qui luttent pour leurs survies. Que savez vous de la vie, vous qui avez toujours vécu dans le luxe ? » La dame semble se vexer méchamment. « Vous êtes loin de chez vous, Sieur Aiden. Estimez-vous heureux d'être un vampire maintenant. Vous n'êtes qu0un goujat ! Je vous ai sauvé ! Vous me devez un minimum de respect, bon sang ! »

Astrid tend le bras pour le gifler, il lui attrape le poignet une fois encore, comprenant qu'il l'a blessée. Leith plonge son regard clame dans le sien. Serin et apaisant. Vu la façon dont elle s'exprimer, elle devait faire partie d'une famille avec de l'éducation.

« Je voulais simplement comprendre comment la vie fonctionne ici, Astrid. En aucun cas je n'ai souhaité vous faire mal. Acceptez mes excuses et mon choix de mots. Je vous dois la vie, ça, je ne l'oublierais jamais, très chère. »
« Ne prenez pas ce ton avec moi... »
« Quel ton ? » Il arque un sourcil.
« Ce ton sucré que vous venez de prendre... »
« Navré, je ne me suis pas rendu compte. »

Elle jette un oeil à l'alliance au doigt du Panael avant de se détourner pour aller chercher Shey dehors. Ce dernier ce dandine sur place, mal à l'aise.

« J-je... Je ... Je suis désolé, Sieur. »
« Je pardonne. Tu peux m'appeler Aiden... Nous sommes plus que des inconnus, étant donné que tu m'as arraché à ma précédente vie. »
« Huh.. ? Humpf... Ouais... J'm'appelle Shey. Vraiment désolée. »

Il lui tend la main que Leith serre. Un garçon fin et assez grand. Le Panael continue sa conversation avec les deux Shyn. Il a besoin de savoir comment leur société a pu mettre de côté autant de monde ? Les vols, les meurtres et les trafics en tout genre sont le quotidien de tous ici bas. C'est l'anarchie. La loi du plus fort. Celui qui ne peut se défendre finit mort et au mieux sans rien. Là, ni la garde, ni nobles, ni lois. Abandonnez à eux-même proche des égouts de la ville. Comme des restes de vies, sans guide ni sens. Justre la survie, comme des bêtes. Sans doutes le reste de la cité n'attend uniquement qu'ils s’entre-tuent. Plus il passe de temps avec le trio, plus ils se rendent comptent que peu importe la race, tous ont des émotions, des envies, des rêves et des espoirs. Il a du mal à s'habituer au non confort de ce monde, mais il fait au mieux pour ne pas paraître trop exigent. Les pièces de sa bourse ont rendu les yeux de ses compagnons ronds comme des billes. Ce que lui considérait comme des fonds de poche, eux le voyaient comme un somme impensable. Avant de sortir, le Panael envoya Shey lui prendre des vêtements plus convenables à la situation.

Leith observe. Il analyse. Un projet ambitieux naît dans son esprit. Rendre ce lui imprenable. Craint. Construit et plus ou moins soudé. Ce chacun pour sois ce changera en une unité fine et organisée. Hiérarchisée. Il y a des groupes, approximativement structurés, mais leurs petites guerres de territoires les empêchent de voir aussi loin que lui. Ce n'est pas un bout de Neyeran qu'il veut. Il la veut toute entière. Elle et toutes ses ombres qui se mouvent dans sa noirceur. Les souvenirs de sa fille, de Krysta et de sa femme le hantent. Elles lui manquent cruellement et voilà déjà deux semaines qu'il est debout. Il s'écrase dans sa capuche. Avec de l'argent, des mots qui plaisent et des hommes dévoués, ce lieu serait un royaume plus que convenable. L'Impératrice Divine ? Mh... Certes, il y a encore ce problème. Peu importe pour le moment. Elle peut attendre, des siècles et des siècles... lui aussi maintenant. Le temps n'a plus d’importance. Il a absolument tout le loisir de monter son affaire en ficelant bien chaque étape de son monde. A présent, il doit retrouver les siens. Leith ne partira pourtant pas tout de suite. Il doit d'abord commencer une ébauche de travail.

Shey lui amène ses cinq meilleurs amis et en lesquels il a une totale confiance. Le Panael explique les règles du jeu: garder un secret. Même Shey passe le test. Sans même s'en rendre compte. Leith raconte son histoire, puis il a pris à part deux d'entre eux pour leur donner une autre mission. Celle d'espionner un marchand, qu'il a choisit au hasard, le but étant de noter le plus de détails possible sur ce dernier sans ce faire attraper. Le Panael donne à un des gamins un objet qu'aucun de ses camarades ne découvrir alors qu'il a l'obligation de le garder sur lui. Shey est le chef du mini groupe. L'écrivain fait ses au revoir à la troupe. Il est enfin temps pour lui de rentrer.


:&.&:


En arrivant, tout le monde demande des explications. Il y a des pleurs et tout part en mélodrame. Lui va prendre un bain, il contera son histoire une fois propre. Ailée resta collée à la porte, assise contre celle-ci. Elle discute avec son père au travers du seul obstacle qui la sépare désormais de son père enfin retrouvé. La gamine n'a pas cessé de verser des larmes depuis qu'il a franchi le seuil de la maison. De joie, de surprise, de soulagement. Et lui est reste indifférent à l'intérieur de lui-même. Il a feint des émotions qu'il ne ressent plus, cependant, il est sincèrement "heureux" de revoir sa famille. Ehrie se lamentait dans le fauteuil de son époux disparu, tandis que leur fille ne quittait plus le bureau de son père adoré. Il n'arrive pas à comprendre le vide qu'il avait pu créer dans leurs vies en à peine trois semaines. Krysta avait gardé le silence, cependant, le Panael avait perçu un mouvement de fumée apaisé chez sa plus fidèle compagne de longues soirées de relecture. Dans son bain, Leith se laisse enfin aller. Ses muscles se détendent dans les eaux chaudes. Le Luxe... La chance de posséder des biens confortables lui avait manqué, eux aussi. Il s'habille de manière à ce qu'il soit à l'aise, se blottissant dans un peignoir doux et chaud. Ailée tombe à la renverse lorsqu'il ouvre se retrouvant à ses pieds, un sourire au milieu de son visage couvert de perles salées. L'homme se penche vers elle pour la prendre dans ses bras. La petite est silencieuse, trop émue pour parler. Elle se love tout contre lui, alors qu'il pose son noble fessier dans SON fauteuil. La blonde les regarde tous les deux, tellement bouleversée par ces retrouvailles. Elle regarde l'Ath qui est debout dans l'encadrement de la porte. Ehrie sait parfaitement qu'elles sont deux à aimer son mari. Bien que lui n'a pas dû s'en rendre compte. Elle incline la tête dans sa direction puis lui fait une place à côté d'elle sur le divan.Il raconte ses trois dernières semaines, en omettant volontairement son idée. L'Ath tique légèrement alors que Ehrie devient livide. La fillette, quant à elle, trouve enfin le sommeil dans les bras de son père. La blonde regarde sa fille dans les bras du vampire. Elle sent que les larmes montent doucement à ses yeux.


« Tu aurais peut-être préférer me savoir mort, ma douce ? »
« N-non... C'est... C'est difficile à entendre... »
« Je vois. » il se redresse pour venir placer son enfant dans les bras de l'Ath.
« Leith... »
« Je tâcherai de ne pas être dans ton champ de vision, mais je t'en prie, supporte ma présence pour Ailée. »

Ce qu'elle a fait, jusqu'à la fin. Leith est un trop bon parti pour être lâché. L'adolescente se fiche éperdument que son père est contracté le vampirisme et Krysta le voit toujours comme l'homme qui l'a toujours été. Mais lui, met au point sa monarchie de façon minutieuse. Recrutant souvent de jeunes gens. La patience est une chance. Il regarde ses dévoués grandir et prendre de l'influence, autant que lui. Dans un coin de Neyeran, il rénove une ancienne demeure, qui croît avec le temps, tout comme sa notoriété. Les groupes se forment et tous veulent être du bon côté de la corde. Le décés de sa fille créa un vide encore plus grand dans le cœur meurtrit du Panael. Ehrie lui reprochant corps et âme cette mort. C'était de sa faute si l'enfant avait décidé d'essayer de dompter ce dragon. Il était coupable de lui avoir laissé la chance de faire ce qu'elle avait toujours souhaité. Dès lors, le couple ne faisait que vivre sous le même toit, cachant aisément leur conflit au reste du monde. Il se tourna vers l'Ath, seul réconfort. Qui celle-ci ne vieillissait pas non plus. Née pour servir de mémoire, elle ne mourra sans doute que si quelqu'un l'assassine. Et tous deux continuèrent l'ascension lente et certaine du Maître des Masques.


Le monde d'aujourd'hui est aussi fatiguant que celui de hier.

Il se détourne de la fenêtre avec une certaine lenteur, agacé par tous ses souvenirs idiots. Il est parvenu à ses fins, c'est tout ce qui compte. Bien que son but final ne soit pas encore atteint. Si personne ne cherche à réellement lui nuire, c'est parce que tous ses membres veulent se venger ou retrouver une place au sein de la société actuelle. Astrid ouvre la porte en grand, dans un vrac non négligeable et s'avance rapidement vers lui. Elle semble un brin plus nerveuse qu'à son habitude. Elle tourne en rond dans la pièce sans parvenir à se calmer. Le Maître arque un sourcil en la regardant, il s'approche d'elle pour venir poser ses mains sur épaules pour la maintenir en place. Il se penche doucement vers elle, trop grand pour être à sa hauteur d'une autre façon. L'Ath ne bouge pas du fauteuil, prêtant oreille attentive à la vampire.

« C'est... C'est Lumibella..! Je... Elle... Aah... Morte... »
« Plaît-il ? Bella ? Morte ? C'est une plaisanterie ? »
« Doucement Krysta, rassied-toi. Respire Astrid. Qu'est-il arrivé à Mille Visages ? »
« Je ne sais pas..! Tryënn et Rein sont revenus en panique... Elle est morte Leith ! Morte ! Et maintenant, un gamin se pavane en fanfaronnant qu'il a hérité du titre de droit... »

La jolie vampire se mettant à pleurer, Leith la prend contre lui avec une certaine douceur. Il ignore ce qui la rend toute émue ainsi. Mais il va devoir éclairer cette histoire. Bien qu'il sache que Lumibella était une femme à fort caractère et qui faisait souvent les choses comme elle l'entendait... Il se doute que sa vanité aura eu raison d'elle, mais quand bien même, on ne se proclamait pas Mille Visage sans que lui l'ai décidé. Alors ce petit prétentieux allait devoir expliquer les raisons d'un tel brouhaha insupportable pour le vampire.






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MessageSujet: Re: Maître des Masques, bawé, j'ai du skill.    Ven 6 Déc - 8:53

Hello Hello

Des nouvelles de ta fiche ?
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MessageSujet: Re: Maître des Masques, bawé, j'ai du skill.    Sam 7 Déc - 14:00

Yep ! J'écris sur papier avant, donc je suis un peu plus lent que la moyenne.
Mais ça arrive très prochainement. (:
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MessageSujet: Re: Maître des Masques, bawé, j'ai du skill.    Sam 7 Déc - 14:11

Oki ^^

Je t'accorde une semaine supplémentaire :D
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MessageSujet: Re: Maître des Masques, bawé, j'ai du skill.    Sam 14 Déc - 10:09

Hello ! ^^

Je vois que ça avance mais je viens prendre quand même des nouvelles, tu as bientôt fini ?
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MessageSujet: Re: Maître des Masques, bawé, j'ai du skill.    Sam 14 Déc - 10:46

Hello-hello,
J'ai prévu de la finir ce week-end, très chère. ;)
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MessageSujet: Re: Maître des Masques, bawé, j'ai du skill.    Sam 21 Déc - 10:17

Cela fait un mois que tu es sur cette fiche. Je pense que tu le sais, mais tu as tout de même un poste à pouvoir très important et imagine que quelqu'un d'autre le voulait également. Ce serait pas très juste car normalement, vous avez deux semaines pour finir une fiche.

Je suis désolée, mais je vais devoir te mettre un peu la pression. Je te laisse une dernière semaine pour finir cette fiche. Passé ce délai, je déplace ta fiche dans la crypte et je remets le post à pouvoir de nouveau libre. Ta fiche est très bien,il n'y a rien à dire, mais la ponctualité est aussi importante.
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MessageSujet: Re: Maître des Masques, bawé, j'ai du skill.    Mar 24 Déc - 12:48

Hello,

Je suis réellement navré du temps que j'ai mis pour faire cette fiche. J'aurais dû m'inscrire un peu plus tard. J'étais en période d'examens et de tests, j'avoue que ça n'a pas été facile de tout faire à ce moment là. M'enfin, c'est fait.

Pardonnez le temps que j'ai pu mettre... é.è
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MessageSujet: Re: Maître des Masques, bawé, j'ai du skill.    Sam 28 Déc - 14:30

Booon j'ai enfin eu le courage de lire ta fiche (la période des fêtes me rend malaaaade T-T et très flemmarde aussi)
Dooonc que puis-je en dire? EN RETARD èé je sais pas trop comment le dire sans paraitre méchant e x) mais Alicia a raison (toujours), un tel poste peut être convoité par d'autres personnes qui auraient pu, elles faire leur fiche dans les temps.

Bon ^^ ce n'est plus grave, puisque la fiche est finie maintenant. Bah pour moi c'est tout bon, tu écris vraiment très bien (roah ce langage de snob qu'il a Leith oO) Bref

Tu as ma voix et je laisse un autre membre du staff te finir (pardonne moi l'expression)
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MessageSujet: Re: Maître des Masques, bawé, j'ai du skill.    Dim 29 Déc - 1:16

Eh bien pour moi c'est pareil, un peu longue à l'attendre mais intéressante et un perso qui promet. Alors voilà ma voix ^^


"25" XP offerts.

Tu peux donc aller demander un Rang personnalisé ici ainsi que faire une demande de RP ou répondre à l'une d'elle en ces lieux, sans oublier de remplir ton Journal Personnel que tu trouveras dans ton Profil.

Bon jeu parmi nous   


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MessageSujet: Re: Maître des Masques, bawé, j'ai du skill.    

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Maître des Masques, bawé, j'ai du skill.

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