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 Quête | Gare à la tête !

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MessageSujet: Quête | Gare à la tête !   Dim 8 Déc - 10:40

Sujet de la quête


Il y a donc foule à cette heure ! Mais je le sais, c'est à cause du Soleil, le Soleil qui est haut... Quelle banalité ! Cependant, il faut bien du banal, du quotidien pour que l'imprévu soit éclatant. C'est ce à quoi je pense en observant la foule bigarrée du Bazar d'Eäthrien. Il s'y trouve de tout ! De l'ilphrin, du narestan, de rares et splendides vethaels - de toutes origines, ils conservent leur aura dans cette masse mouvante et agitée -; des vêtements si pauvres qu'ils ont pris la couleurs du sable, d'autres si riches qu'il s'y voit une verdure verdoyante aux plantes multicolores... Si mon imaginaire voudrait m’entraîner vers ses milles senteurs, ces dernières m'échappent, car là encore, je suis noyé par tout ce que je perçois. Un amas odorant résultant du parfum de tant d'êtres... Je me pincerais le museau si je n'en avais pas l'habitude ! Eh pourtant... Comment un bohémien pourrait rejeter ce beau monde, ce lieu le plus pulsant de vie dans ce monde d'en bas, que ronge toujours plus le désert ?

Assis sur un tas de ballots douillets - sans doute du tissus -, j'observe ces différents êtres composant un tout si complexe : la vieille aux fruits, le jeune aux figurines d'os, la dame aux pierres étincelantes, le massif dont le bras s'abat sans faillir sur de la viande... Eh bien sûr les clients, ceux qui ne crient pas mais écoutent, regardent, recherchent, découvrent ou retrouvent des étals. En bon appréciateur de la vie, j'apprécie ce plaisir simple. Une jolie jeune femme sourit de son nouveau voile, j'exécute un pas de danse; un enfant croque dans un délice sucré, j'en souris; une petite oeuvre d'art trouve un peu d'intimité dans une sacoche, non sans une caresse de son nouveau possesseur, j'en suis songeur.

Eh pourtant, ha ! Il parvient à mes oreilles une dissonance ! Ce cri ne vente pas un produit, ce cri appelle une attention pour une raison bien plus urgente... Alerté, je me dresse, cherchant du regard... Là ! Près du marché aux bestiaux, la foule se bouscule, se piétine... Des vagues frénétiques, qui bousculent le roulis doux de la population du Bazar. Je ne suis que bohémien, je n'ai pas à aller voir... Enfin, aucun devoir. Mais j'y vais tout de même, quittant mon perchoir. Pour être exacte, je bondis ailleurs, profitant des étals. Je vacille sur un tissu tendu, sous le regard surpris des clients... Me redresse avec une courbette, avant de continuer. Quel nouvel élément dans ce spectacle immense qui se joue chaque jour dans le Bazar de la capitale ?


Là ! J'aperçois, gros, velu, repu, massif et agressif, une énorme bête aux défenses saillantes ! Et étrangement décoré d'un ruban noir et d'un bijoux. Un autre bond, et je finis devant le premier rang, qui pousse dans le sens inverse pour échapper à la créature. Un regard, un sifflement, mais le sanglier m'ignore, la truffe entière plongée dans une auge renversée au contenu informe, pestilentiel et étalée sur le sol desséché.

"Reculez... ! Poussez-vous, vite... ! Il va charger... ! Aux secours.. !"

Tant de cris et d'avertissements. Je ne me sens pas concerné, livré à cette espace ouvert qu'occupe par sa présence furieuse la créature. Juste navré devant un tel manque de contrôle. Mais que fait la Garde ? Et personne ne retient-il donc ce principe simple : une foule doit évacuer dans le calme ? Un sourire, alors que je me surprend à leur adresser cette question. Bohémien je suis, et bien plus agile qu'eux... Je me repose sur mes capacités peut-être, sans doute... Mais ne percevoir à présent de l'animal qu'un arrière-train massif que fouette un petit bouquet noir n'aide pas à prendre la menace au sérieux.

Une simple démonstration me rappelle à l'ordre.


Brusquement, l'animal se retourne, ses naseaux dégoulinant de ce qu'il reste de la nourriture engloutie pointés dans une direction... Là, je regarde, et constate que derrière les derniers retardataires gisent nombre de légumes, dont l'étal fut renversée par le mouvement de panique. Et il me suffit de sentir sous mes pattes le sol trembler pour savoir que l'animal les a repéré lui aussi. Mais qu'est-ce que ce sol sec à  bien pu lui faire pour qu'il lui inflige de tels sévices à chaque pas ? Je reste interdit, ne sachant si sauver ces restes condamnés ne végétaux vaut l'effort...

Le fou qui s'avance le mérite par contre, lui.

Brayant des insanités - "Halte ! Tu m'appartiens ! Cesse - Obéis, pourceau !" (Oui, c'est un sanglier, c'est assez visible je crois) -, le gaillard se plante entre l'animal et ses cibles, les mains placées devant lui comme un mur. L'évidence de la bêtise de la manœuvre n'est-elle visible que pour moi ? Néanmoins, j'aurais envie d'applaudir pour un comportement aussi fou et imprévisible ! Mon bon sens daigne néanmoins me rappeler la dangerosité de la situation. Tant de regret.

"Temps mort, Grogro !" Est mon cri.

Grogro pour Grognon, merci de respecter mon choix. La Garde n'étant point là encore pour jouer des muscles que dissimulent leur si belle armure, il me fat me salir les mains... Ainsi ma magie opère, et les deux protagonistes se figent soudain. Même le "Gruiiiii" aiguë de l'animal devient tout juste perceptible... Mais j'ai eu le temps d'entendre un "Crac" mou de mauvaise augure. Le cochon chargeant dans une incroyable insensibilité, ayant percé la "défense" de son propriétaire qui semble presque l'étreindre à présent... Tout en fixant d'un œil écarquillé par la perspective de sa mort soudaine, la défense saillante si proche de son visage... Alors que sa jambe a été piétinée. Soupirant, je m'avance ensuite d'un pas tranquille, les mains dans le dos, de ce duo imprévu.

"Une idée surprenante Monsieur." Dis-je tranquillement, en époussetant une poussière sur son épaule. "Prévoyez juste une porte de sortie. Le numéro ne doit jamais être mortel pour l'un comme l'autre... Sinon, comment le jouer à nouveau ?"

Sans plus de sermon, je le saisis par les épaules, et le traîne maladroitement à l'écart. Quelques petites mètres franchis, je le relâche mentalement... Et l'homme s'affaisse, le souffle court, en gémissant de douleur.

"Vous êtes vivant. Permettez que je m'occupe de votre cochon. Payez les dégâts vous échoie, vous êtes d'accord ?"

Et tout en disant cela, je fais signe à des inconnus. J'insiste. Ils finissent par venir, et emmènent à l'écart le propriétaire suicidaire. Grogro, à nous deux maintenant. Lui dis-je mentalement avant de faire volt-face, tout sourire.

"Le... Le bijoux est enchanté..." Me souffle-t-on dans le dos.

Oh. Ce n'était donc pas qu'une simple fantaisie pour décorer un sanglier. Peut-être faire valoir sa vigueur devant de potentiels acheteurs... ? Bravo, il a démoli plusieurs enclos, je crois qu'il a battu un record dans sa catégorie ! Je reviens près de l'animal. Tu as causé assez de dégâts mon grand. J'espère que ton futur propriétaire fera de toi un heureux papa... Ou appréciera comme il se doit la viande dans son assiette. Presque avec chagrin, je retire le bijoux scintillant à sa patte... Avant d'être interpellé.

"EH TOI ! Éloignes-toi tout de suite, c'est dangereux !" gueule-t-on dans un éclat de métal.


La Garde... Grimace, devant leur politesse. Me retournant, j'adresse une courbette aux gaillards surgissant de la foule dans leur armure dorée. Un peu tard, mais c'est toujours gentil de passer. Et il est fort aimable de s'inquiéter de ma sécurité.

"Eh bien Messieurs..." Dis-je en relâchant mon emprise mentale.

Le sol tremble encore un peu... Et du coin de l’œil je vois le sanglier percuter le mur derrière l'étal qu'il visait. Et s'effondrer comme une masse après le choc. Être manipulé magiquement l'a semble-t-il un peu désorienté... Cela dit, je n'ai pas très envie de subir les questions des gardes.

"Le danger étant passé, je pense vous laisser régler les détails, hmm ?" Leur dis-je avec un sourire.

Aussi, alors que l'un s'approche rapidement de moi, je m'élance vers l'animal sonné tout en glissant le bijoux enchanté dans l'une de mes poches. D'un petit bond, j’atterris sur son dos aux poils rêches... Et bondit encore pour m'accrocher au rebord du toit, avant de m'y hisser prestement, en ignorant les appels des hommes armurés. Hors d'atteinte, je me redresse... Et ne résiste pas à mon envie.

"Ceci était une intervention d'un Folges Dimma !" Je déclame à la cantonade. "Mais notre spectacle aura lieu, lui, dans la Cour aux Dix Fontaines ! Nous n'attendons plus que vous, amis... !"

Mais, un gaillard ayant la bonne idée d'user de barriques tenant encore pour venir à ma hauteur - quoique l'escalade n'est guère aisée dans une telle armure - j'adresse une dernière courbette à  ce public quelque peu confus, et m'éloigne ensuite rapidement, pour mieux retrouver l'anonymat d'une ruelle et d'une foule plus... Détendue. Quoi ? Mon rôle était bien d'attirer du public !

♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Le soir est tombé, et les habitants d'Eäthien se sont risqués dans le Théâtre des Brumes. Tel un spectateur lambda, je me tiens parmi les silhouette perdues - mais pas tant que cela, merci Karmer - dans la brume, à la lisière d'un espace où se meuvent les bohémiens. Ainsi, c'est Pibol et Pabol qui se rentrent présentement dedans... Et s'effondre d'une manière tout à fait impossible, chacun se retrouvant avec la tête entre les jambes de l'autre, adressant au public un regard trahissant toute sa surprise d'être là.

Je ris avec mes voisins... Avant qu'une main ne me tapote l'épaules discrètement.

"Il faudra que tu m'expliques le pourquoi de la venue de la Garde d'Or... Je les ai placé, mais ils ont demandé quelqu'un te ressemblant étrangement." Me souffle de sa voix basse Karmer, l'un des seuls, avec Psyoûn, à aller et venir à sa guise dans la brume.

Haussement d'épaules innocent.

"J'ai trouvé le moyen de faire venir ces ronchons...J'avais pitié vois-tu ? Une telle opportunité de les dérider, je n'ai pu résister... !
- ... Préviens-moi au moins. Je les ai fait sortir plusieurs fois avant d'accepter leur présence."


Ha, quelle surprise cela à dû être pour eux ! Rentrer dans la brume, et toujours finir par en ressortir, tel un incompréhensible rêve... Je m'esclaffe, heureusement en même temps que le public : le duo, présentement, se retrouve avec l'un debout tenant les chevilles de l'autre, tandis que ce dernier se retrouve la tête à l'envers en en faisant de même, tout en accompagnant les pas lourdauds de celui qui le tient. Les deux frères tournent ainsi en rond, en s'insultant gaiement. Puis s'en prévenir, le teneur parvient à sauter, faisant se retourner la structure, et faire atterrir sur ses pieds le tenu.

Du moins Karmer est-il rassuré. Encore une petite tape, et je le sens disparaître, ou plutôt, je sens sa présence se réduire et se perdre dans la brume, qui rend quelque peu confus mes sens. Alors, je concentre à nouveau mon attention sur ce qui se joue... Tout en croyant deviner, à mon opposé, des statures massives rendues indistinctes. Profitez- bien du spectacle !

HRP:
 
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Esprit Commun


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MessageSujet: Re: Quête | Gare à la tête !   Dim 8 Déc - 13:18

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