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  [quête] Il pique un peu

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JOURNAL DE VOYAGE

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MessageSujet: [quête] Il pique un peu   Mar 12 Nov - 19:02

Rien que parvenir à Nereyan des Ombres était déjà un défi. Certes, trouver une entrée aux égouts n'était pas si compliqué, mais ensuite fallait-il s'introduire dans les passages nauséabonds, transportant toutes sortes de déchets plus ou moins identifiables mais en tous cas tous répugnants. Ensuite, il fallait encore trouver le bon chemin. Le réseau d'égouts formait un véritable labyrinthe sous les rues de Shi-Telara et il était facile de s'y perdre pour le fou s'y aventurant sans y être préparer. Et enfin ! Après avoir évité les passages immergés infranchissables et les attaques de plusieurs bandits et malfrats, enfin, il était possible de débarquer dans le Marché Noir.

       Marchant entre les étals du Marché Noir, Landril observait avec attention les marchandises. Si elle s'était attendue à trouver des étalages bien nets comme dans les rues de Midalys, elle avait eu tort. Le Marché Noir était un véritable bazar, proposant absolument tout ce qu'il était possible d'imaginer, et même parfois plus. Rien que de penser à quoi devaient ressembler les inventaires lui donnait le tournis. Mais peut-être n'y avait-il tout simplement pas d'inventaires... La foule était dense mais fluide, et la grande caverne résonnait de bruits en tous genres : des pas, des conversations, des tintements, des grincements, des grognements, des claquements, des sifflements et, de temps en temps, de cris, généralement brefs et se terminant dans un gargouillement évocateur. Ici se côtoyaient sans gêne shyns, aths, lycans, vampires, ilphrins et narestans, ainsi que plus rarement panaels ou vethaels, vaquant à tous à des taches plus ou moins légales. Une part de ces gens faisaient entièrement partie des Ombres : voleurs, coupe-jarrets, espions, assassins, chasseurs de tête, mendiants et prostitués ; mais la plupart étaient de pauvres gens ou des citoyens de Midalys et on pouvait facilement repérer ici et là quelques grands bourgeois ou nobles, se croyant méconnaissables sous leurs grandes capes. Landril avait elle aussi passé une capuche sur sa tête, afin de plonger ses yeux dans l'ombre et jetait des coups d'œil tout autour d'elle en avançant d'un pas sûr. Maître Brin lui avait demandé de retrouver la dague de l'un de leur confrère marcheur spectral, retrouver asphyxié dans une ruelle quelques jours plus tôt. La jeune fille connaissait l'objet et Brin lui avait affirmé qu'il apparaîtrait tôt ou tard sur les étals du Marché Noir. Alors après quelques jours, elle était descendue sous terre et observait maintenant chaque étalage avec attention.

      Il lui suffit d'un coup d'œil pour reconnaître l'arme, posée au milieu d'un bric-à-brac d'objets les plus hétéroclites, sur une petite table bancales coincées entre deux autres étalages bien plus volumineux. Landril s'approcha et un shyn au visage couturé de cicatrice émergea de l'ombre en souriant de toutes ses dents gâtées.
- V'nez, v'nez ! Que d'la qualité, j'vous dit !
La jeune femme fit mine d'observer les marchandises d'un air peu intéressé avant de se saisir de l'arme et de l'examiner sous tous ses angles. Lame anthracite à fines ondulations et... Elle tapota le manche sur la table. Manche creux. Oui, elle en était sûre, c'était la bonne.
- Combien ?, demanda-t-elle en essayant de rendre sa voix aussi rauque et grave que possible.
- Ah, ça vous avez l'œil, hein ? C't'une merveille c'te dague ! Admirez son tranchant ! Une œuvre de maître, j'peux vous l'assurer ! Allez, j'vous la fait à trente ! Trente pièces, c't'un cadeau que j'vous fait là !
Landril commença à reposer la dague et le marchand s'affola.
- Vingt-cinq ! Vingt-cinq ! Allez, juste pour vous !
- Cinq., proposa la vethael.
- Cinq ?!, s'étrangla l'homme. Mais vous voulez ma ruine ! Vingt ! Je ne descendrais pas plus bas !
- Dix., répondit fermement la jeune femme.
- Dix-sept., grogna le shyn.
- D'accord pour dix-sept.
Elle sortit quelques pièces de sa ceinture et les tendit au vendeur avant de faire disparaître l'arme dans les pans de sa cape. Elle allait repartir lorsqu'elle aperçut l'un des objets bouger. Méfiante, Landril recula d'un pas et fronça les sourcils devant la petite boule de piquant qui pointait un petit museau dans sa direction.
- Ah ! Décidément vous savez repérer les bonnes affaires !, lui lança le shyn. C't'animal, c'est pas n'importe quoi ! Du poison qu'il fait, avec ses piques ! Il pique quelqu'un, et bam ! En une heure, y a plus personne !
La jeune femme hésita. Le pauvre animal avait l'air un peu perdu et agitait son museau dans toutes les directions sans oser faire le moindre pas.
- L'est unique ! Y en a pas deux comme ça à Shi !
Les petits yeux brillants du hérisson semblèrent la supplier de l'aider et elle soupira.
- Allez, dix pièces ! C'est cadeau !, proposa hâtivement l'homme. Neuf ! Neuf pièces, hein ? Ça vous va ? Et j'vous offre les gants !
La vethael acquiesça et sortit l'argent de sa ceinture. L'homme l'empocha rapidement et lui fourra les gants dans les mains. La jeune femme les enfila et attrapa délicatement le hérisson avant de s'éloigner. Elle devait maintenant rentrer chez elle remettre la dague à Brin, et le pauvre animal serait bien mieux à l'air libre. Elle se faufila dans la foule en direction du souterrain qu'elle avait emprunté pour venir quand quelqu'un la bouscula brutalement pour lui dérober sa bourse. Mais Landril, qui ne sortait plus de chez elle sans avoir d'abord réduit sa masse corporelle grâce à sa magie, fut littéralement propulsée en arrière. Elle sentit dans ses mains le hérisson s'agiter et tenta de le retenir en resserrant légèrement sa prise quand elle heurta le présentoir d'un vendeur, qui s'écroula dans un bruit fracassant. La jeune femme sentit sous ses paumes les piquants se durcir et s'allonger brusquement, traversant sans mal le vieux cuir des gants. Elle poussa un cri de douleur et s'extirpa des marchandises avant de partir en courant pour échapper au vendeur menaçant. Après avoir zigzagué entre les passants pour se mettre hors de portée de vue, elle baissa les yeux sur le hérisson pour s'assurer qu'il allait bien et blêmit soudainement en voyant le poison qui ourlait les trous de ses gants. Elle retira l'un d'eux et vit sa paume égratignée. Qu'avait dit le vendeur déjà ? Secouant la tête, elle remit le gant et partit en courant en direction de l'étalage où elle avait acheté l'animal.

       Il ne lui fallut qu'une demie-minute pour retraverser la foule jusqu'à l'étal, mais lorsqu'elle arriva, la petite table avait été débarrassée de tout objet et trônait, incroyablement vide, entre les deux autres. Landril s'approcha avec nervosité et se pencha par-dessus la table, mais le marchand ne semblait plus là. Elle allait se retourner pour interroger ceux qui tenaient les étalages voisins quand une lame se posa sur sa gorge.
- J'ai trouvé le gars !, cria une voix près de son oreille.
Elle grimaça, mais déjà plusieurs silhouettes se rapprochaient pour venir les encercler. Discrètes, silencieuses et sombres... comme des ombres. L'une d'elle s'avança et elle reconnut avec étonnement un panael, qui tendit sa main gauche, protégée d'un gant de métal.
- Allons, fais pas d'histoire et donne-moi gentiment le hérisson que tu as volé au boss.
Landril déglutit difficilement, sentant le froid de la lame mordre sa peau.
- Vo... Volé ?, demanda-t-elle d'une toute petite voix.
Elle bougea légèrement les bras et sentit l'homme dans son dos se tendre, visiblement effrayé à l'idée qu'elle puisse le piquer avec le hérisson. Celui au gant de métal, et qui semblait diriger la troupe, fronça les sourcils et tira sur la capuche de Landril pour découvrir son visage. Son froncement de sourcils s'accentua.
- Notre gars serait une gamine ? Evnir, rappelle-moi de dire deux mots aux types qui étaient censées surveiller cette bestiole...
Un autre Ombre hocha la tête et Gant-de-métal se tourna une nouvelle fois vers la jeune femme en esquissant un sourire moqueur.
- Osé voler le compagnon du chef des chasseurs-de-tête... Faut être sacrément accroché pour faire un truc comme ça. Mais je crois que tu as oublié un léger détail : ne pas te faire prendre. Alors donne-moi gentiment ce hérisson et je m'arrangerais pour que ta mort ne soit pas trop douloureuse.
- Je ne l'ai pas volé !, protesta Landril.
- Oh, voyez vous ça...
- Ce hérisson est empoisonné ! Vous ne croyez pas que si j'avais voulu le voler, je me serais assurée de me protéger ?
Elle tendit devant elle l'une de ses mains pour montrer ses blessures et sentit la dague entamer sa peau. Un mince filet de sang commença à couler le long de son cou.
- Je viens juste de l'acheter à l'homme qui tenait cet étalage !
Gant-de-métal acquiesça lentement.
- Ce que tu dis ne manque pas d'une certaine logique... Donne-moi ce hérisson.
Landril hésita puis déposa doucement le petit animal sur le gant de métal. Un Ombre s'approcha avec une petite boîte de métal et il glissa prudemment le hérisson à l'intérieur.
- Allons-y., ordonna-t-il ensuite à sa troupe.
- Je la tue ?, demanda l'homme qui menaçait toujours la jeune femme.
Gant-de-métal secoua la tête.
- Non !
Il hésita un court instant.
- Elle n'en a plus pour très longtemps de toute façon.
Puis il s'éloigna à grands pas. Le dernier Ombre attendit que ses compagnons aient disparu puis relâcha la vethael. Celle-ci lui jeta un regard noir alors qu'il la dévisageait avec insistance.
- On ne se serait pas déjà rencontré ?
- Je crois que je m'en souviendrais., marmonna Landril en calculant rapidement le temps qu'il lui restait à vivre.
Environ cinquante minutes. Heureusement que l'altercation n'avait pas duré longtemps. Elle inspira une grande bouffée d'air et se mit à tousser. Elle avait crû que la douleur dans ses poumons venaient de sa peur, mais découvrait maintenant qu'il ne devait pas s'agir uniquement de cela. Elle se dirigea vers l'étal qui voisinait celui du vendeur du hérisson et interrogea l'homme. Celui-ci fit d'abord semblant de ne pas comprendre de quoi ou de qui elle parlait, jusqu'à ce qu'elle sorte quelques pièces de sa bourse, qui lui délièrent aussitôt la langue.
- Vous parlez sûrement du vieux Fynn., dit-il en tendant la main pour se saisir des pièces. Il a sa cabane au Nord du Ghetto.
Landril acquiesça légèrement et lâcha les pièces dans la paume tendue du vendeur, avant de parcourir la grotte du regard. C'était la première fois qu'elle venait à Nereyan, et si elle avait rigoureusement étudié le plan que lui en avait dressé maître Brin, ainsi que les conseils et les cours qu'il lui donnait depuis trois ans, elle avait remarqué qu'il existait de nombreuses galeries supplémentaires et avaient peur de se perdre.
- Vous êtes vraiment sûre ?, l'interpella l'Ombre. Moi, j'crois bien que j'vous ai déjà vu quelque part.
La jeune femme réfléchit rapidement puis se tourna vers lui et esquissa un léger sourire.
- Je dois me rendre au Ghetto, mais si vous voulez, on peut en discuter en chemin.
L'Ombre hocha la tête avec un sourire et elle commença à s'éloigner. Elle s'engagea dans l'un des tunnels et l'homme la suivit en fronçant les sourcils.
- Vous prenez quel chemin ?, demanda-t-il.
- Le plus rapide., répondit-elle.
- Alors c'est par-là., annonça-t-il en désignant un étroit passage qui s'ouvrait sur leur droite.
La vethael hésita un instant puis lui offrit un grand sourire.
- Avoir un tel sens de l'orientation ! Vous êtes formidable, monsieur...
- Gelbër. Et... Bah... En fait je connais ces galeries comme ma poche donc...
- Vous pourriez me guider ?, l'interrogea-t-elle.
- Euh... Ouais, bien sûr.
Il tourna dans la galerie et Landril lui emboîta le pas, avant d'accélérer peu à peu l'allure, jusqu'à ce qu'ils se mettent tous les deux à courir.
- Vous êtes pressée ?
- Je vais... mourir dans quarante... minutes., lui fit-elle remarquer, le souffle court.
- Oh... C'est vrai. Dommage., rajouta-t-il au bout d'un instant.
Landril ne releva pas et continua de courir. Ses poumons la brûlaient et elle sentait sa gorge s'assécher rapidement. Apparemment, la course n'était pas une activité recommandée quand on commençait à s'asphyxier.

      Plus que vingt-cinq minutes. Landril et son guide débouchèrent à l'Est du Ghetto. Une odeur encore plus nauséabonde lui fit presque monter les larmes aux yeux, et elle manque de s'étouffer. Elle continua cependant de courir vers le Nord du Ghetto, passant entre une multitude de taudis et de petits abris semblant tenir debout seulement en s'appuyant les uns sur les autres. Des miséreux s'entassaient dans des semblants de ruelles sordides, portant souvent bien visiblement une arme afin de signifier qu'ils défendraient bec et ongle leurs faibles possessions, et plus loin, une bande de gamins loqueteux jouaient au milieu des déchets. Elle parvint finalement à la limite du Ghetto et observa l'alignement chaotique de cabanes plus ou moins ouvertes aux quatre vents, qui circulaient même sous terre, conduit par les larges tunnels souterrains. La jeune femme fut obligé de s'arrêter quelques instants pour reprendre son souffle et frotta sa gorge douloureuse. Elle avait la très désagréable impression d'avoir prit une gorgée de plomb liquide, chauffé à blanc et qui descendait lentement dans ses bronches. Et évidemment, elle n'avait d'eau pour apaiser sa douleur, et n'avait pas envie de se laisser tenter pas celle stagnant dans quelques flaques et qui, si elle la buvait, la tuerait sans doute encore plus rapidement que le poison. La vethael s'approcha d'un homme qui circulait seul et lui demanda où s'il savait où se trouvait un shyn du nom de Fynn, mais il poursuivit sa route sans lui accorder un regard. Elle insista, lui barrant la route, mais de nouveau, il se contenta de l'éviter, lui jetant cependant cette fois un regard menaçant.
- Pourquoi tu veux retrouver ce Fynn ?, demanda soudainement Gelbër, l'air légèrement soupçonneux.
Landril pinça les lèvres.
- Je vais mourir à cause de cet homme, alors j'estime avoir le droit de lui dire deux ou trois mots avant de m'en aller.
L'Ombre sourit et hocha la tête avant de s'avancer vers un autre passant. Lui ne tenta pas d'engager gentiment la conversation et lui enfonça directement la pointe de sa dague entre deux côtes avant de se pencher pour lui murmurer des menaces à l'oreille. La jeune femme ne sut pas quelles avaient été ses exactes paroles, mais cela eut l'air efficace car Gelbër revint quelques instants plus tard et lui indiqua où se trouvait la cahute. Ils s'avancèrent tous deux au milieu des masures et s'arrêtèrent finalement devant l'une d'elle, particulièrement, si cela était possible, décatie comparée à ses voisines. Si ses voisins ne roulaient pas sur l'or, il était clair que Fynn ne roulait même pas sur l'argent. Landril sentait que le temps lui était compté. Elle avait de plus en plus de mal à respirer et commençait à avoir mal au crâne. Elle ne perdit donc plus de temps à s'interroger et défonça tout simplement la porte branlante qui marquait l'entrée de la maison. À l'intérieur, le shyn au visage couturé de cicatrices sursauta et se leva brusquement de la chaise où il était assis. La jeune femme s'avança vers lui et lui saisit fermement le bras pour qu'il ne s'enfuit pas une seconde fois.
- L'antidote., demanda-t-elle d'une voix rauque.
- Que... Quel antidote, ma p'tite dame ?
- Hérisson., répondit-elle.
Ah ! Si maître Brin la voyait dans cet état, obligée d'économiser le moindre de ses mots tellement sa gorge souffrait, il aurait été vraiment déçu. Elle n'avait pas su estimer les risques qu'elle courrait en achetant le hérisson, et il aurait certainement affirmé qu'elle méritait d'en subir le contre-coup. Mais au point de mourir...
- Le hérisson ?, répéta le shyn en faisant semblant de ne pas comprendre.
La vethael commença à voir de petites étoiles blanches s'incruster dans son champs de vision et elle sentit la tête lui tourner. Cette fois, elle n'avait plus le choix. Elle glissa sa main libre dans les pans de sa cape pour en ressortir la dague qu'elle avait acheté à l'homme un peu plus tôt et lui entailla légèrement le bras. Le vendeur écarquilla les yeux et tenta de se débattre, mais Gelbër vint l'immobiliser, observant avec attention la manœuvre de la jeune femme. Elle posa sa main sur la blessure, s'assurant de mettre les traces de poison de son gant en contact avec le sang du shyn. Ce dernier se figea en blêmissant brutalement et Landril se força à lui sourire.
- Antidote..., demanda-t-elle une nouvelle fois.
Gelbër le relâcha et cette fois, Fynn ne se fit pas prier. Il s'élança vers une vieille malle posée contre un mur de guingois. Il farfouilla à l'intérieur, en sortant un ensemble d'objets qui n'avaient rien à faire là puis récupéra une petite fiole dont il ôta le bouchon de liège d'une main tremblante. Landril attendit qu'il en avale une gorgée puis la lui arracha des mains. Elle porta le goulot de verre à ses lèvres, avalant à son tour une portion de l'infâme substance, dont elle préféra de pas tenter de reconnaître les ingrédients. Dès que le liquide coula dans sa gorge, elle sentit le feu de sa gorge s'atténuer. Ce n'était peut-être qu'un effet placebo car il fallait laisser à l'antidote quelques secondes pour agir, mais elle se sentait déjà beaucoup mieux. Avec un soupir, elle éloigna la fiole de ses lèvres et remercia le shyn, qui hésita sur la conduite à tenir. Sans attendre et de peur de s'attirer d'autres ennuis, la jeune femme quitta la pauvre bâtisse, quand Gelbër l'arrêta. Elle craint un instant que l'homme n'ai de nouveau envie de la tuer, mais il esquissa un léger sourire.
- Je pense que Mille Visages voudra récupérer l'antidote.
Elle acquiesça et lui tendit la petite fiole. Elle vit qu'il hésitait à dire autre chose et l'encouragea du regard.
- Bah... En fait, c'est un peu grâce à moi quand même que t'es en vie, non ? Alors... heu... j'pourrais avoir une 'tite récompense ?
Landril se retint de justesse de pousser une exclamation. Les Ombres faisaient donc tout par intérêt ? Cependant, Gelbër n'avait pas tort. Sans lui, elle ne serait sans doute jamais parvenu à temps au Ghetto. Elle lui offrit donc son plus beau sourire et lui lança sa bourse avant de vite tourner les talons pour rejoindre la surface. C'est qu'avec toute cette histoire, elle avait pris du retard et maître Brin devait attendre impatiemment qu'elle lui ramène la dague de leur camarade.
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Déesse aux Trois Visages


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MessageSujet: Re: [quête] Il pique un peu   Sam 16 Nov - 20:34

Quête validée

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[quête] Il pique un peu

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